La Syrie a recommencé le 20 novembre à recevoir du pétrole brut irakien à travers un oléoduc qui a été rouvert après 18 ans de fermeture, rapporte lundi une lettre spécialisée. «La Syrie a commencé le 20 novembre à recevoir de l’Irak du brut Basrah Light (sud de l’Irak), à travers l’oléoduc Syrie-Irak», affirme la revue hebdomadaire Middle East Economic Survey (MEES), basée à Chypre. Les volumes exportés à travers cet oléoduc sont dans un premier temps de l’ordre de 150 000 barils/jour, d’après MEES, qui ajoute que le contrat entre les deux pays porte sur un volume total de 200 000 b/j. «Le brut irakien est utilisé exclusivement par les deux raffineries syriennes», Homs et Banias, «remplaçant le brut syrien», selon la revue. La raffinerie de Homs reçoit 75 000 b/j de brut irakien et celle de Banias 120 000 b/j, selon MEES, qui ajoute que le brut syrien qui était utilisé par les deux raffineries est depuis disponible à l’exportation. Les exportations pétrolières syriennes ont ainsi augmenté en décembre de 140 000 b/j, passant de 320 000 à 460 000 b/j, d’après MEES, qui estime la production totale de brut de la Syrie à 540 000 b/j. À l’instar de la Jordanie, la Syrie reçoit le pétrole irakien à un prix préférentiel, qui est de 20 dollars le baril, d’après la revue. La Syrie paie le pétrole irakien aussi bien au comptant que par des livraisons de produits syriens à l’Irak, indique MEES. L’oléoduc relie les champs de Bassorah et Kirkouk (sud et nord de l’Irak) à la Syrie et au Liban. La jonction entre le tronçon qui provient de Kirkouk et celui qui provient de Bassorah se situe au sud de Hadditha, à environ 250 km à l’ouest de Bagdad. Beyrouth et Damas ont annoncé le 8 décembre qu’ils allaient réparer au plus tôt le tronçon syro-libanais. Les exportations irakiennes de brut vers la Syrie, si elles sont confirmées, interviendraient sans l’autorisation des Nations unies qui imposent un embargo multiforme à l’Irak depuis plus de dix ans. L’Irak avait démenti exporter du pétrole brut par cette voie, avait indiqué le 22 novembre un porte-parole des Nations unies à New York. L’oléoduc, d’une capacité initiale de 1,4 million b/j, avait été fermé par la Syrie à la suite de différends avec Bagdad liés à la position de Damas favorable à Téhéran lors de la guerre Irak-Iran (1980-1988). Avec la réouverture de cet oléoduc, l’Irak disposera d’une troisième voie pour exporter son pétrole, qui s’ajoutera à l’oléoduc irako-turc, dans le nord, et au terminal de Mina al-Bakr dans le sud, sur le Golfe. L’Irak et la Syrie, gouvernés par des branches rivales du parti Baas, ont commencé en 1997 à normaliser leurs relations diplomatiques, rompues en 1980.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La Syrie a recommencé le 20 novembre à recevoir du pétrole brut irakien à travers un oléoduc qui a été rouvert après 18 ans de fermeture, rapporte lundi une lettre spécialisée. «La Syrie a commencé le 20 novembre à recevoir de l’Irak du brut Basrah Light (sud de l’Irak), à travers l’oléoduc Syrie-Irak», affirme la revue hebdomadaire Middle East Economic Survey (MEES), basée à Chypre. Les volumes exportés à travers cet oléoduc sont dans un premier temps de l’ordre de 150 000 barils/jour, d’après MEES, qui ajoute que le contrat entre les deux pays porte sur un volume total de 200 000 b/j. «Le brut irakien est utilisé exclusivement par les deux raffineries syriennes», Homs et Banias, «remplaçant le brut syrien», selon la revue. La raffinerie de Homs reçoit 75 000 b/j de brut irakien et celle de Banias...