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Actualités - Chronologie

La physionomie des marchés Beyrouth : calme et stabilité

Le dollar a débuté la semaine à Beyrouth, dans un marché très calme en l’absence d’initiatives à l’offre comme à la demande. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est demeurée toujours déterminante de la tendance, ont indiqué les cambistes. En se déclarant ainsi prête à acheter et à vendre simultanément le billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue encore une fois à le faire fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de la réticence des opérateurs à se débarrasser du dollar dont la demande ne devait pas dépasser le cadre des besoins commerciaux courants du marché, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier à des cours bien supérieurs à ce taux quoiqu’au-dessous du haut de la fourchette d’intervention de la BDL. Il a, en effet, continué de fluctuer très étroitement dans une marge comprise entre 1 513,25 et 1 513,75 LL, dans un volume d’affaires très mince estimé à quelque sept millions de dollars entièrement placés à l’achat et à la vente par les banques de la place, sans aucun recours à la BDL. Orientation haussière du dollar à l’étranger À l’étranger, l’euro s’est replié sous le seuil de 0,88 dollar hier sur les marchés des changes internationaux, sous les assauts d’un billet vert dopé par les espoirs d’une victoire du candidat républicain George W. Bush aux États-Unis et fragilisé par la déception des investisseurs à l’issue du sommet européen de Nice. La monnaie unique s’est repliée sous le seuil de 0,88 dollar pour la première fois depuis une semaine, perdant plus d’un cent en une journée face au billet vert. «Les responsables européens à Nice n’ont pas réussi à résoudre la question du veto national alors que le nombre de nouveaux entrants va augmenter, ce qui risque de rendre plus difficile le processus de décision à l’avenir», a noté un analyste d’une banque allemande. Le sommet européen de Nice s’est achevé hier par la naissance d’un directoire des grands États membres pour la conduite de la politique européenne, au terme d’un affrontement sans pitié de quatre jours avec les petits pays, vaincus par leurs divisions. Compte tenu des faibles avancées du sommet, «l’euro n’a pas pu rebondir, malgré les signes de ralentissement économique américain», a observé un autre analyste de Natexis Banques Populaires. Mais, selon un rapport de la HSBC, c’est surtout le billet vert qui reprend des couleurs alors que la plupart des investisseurs tablent sur une victoire du républicain George W. Bush aux États-Unis. Un point de vue partagé par d’autres analystes de marché selon lesquels il semble désormais que «les mauvaises nouvelles en provenance des États-Unis ont été intégrées par le marché, après plusieurs semaines de baisse du billet vert». La Cour suprême des États-Unis a entamé hier une audience cruciale dont l’issue pourrait déterminer qui sera le prochain occupant de la Maison-Blanche, entre le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore. Les neuf juges de la plus haute instance judiciaire américaine pourraient donner très prochainement une victoire à George W. Bush en arrêtant définitivement le décompte des voix en Floride, ou à l’inverse donner une chance au démocrate Al Gore de démontrer qu’il peut rattraper son retard en voix et emporter les 25 électeurs de cet État. De plus, l’euro a souffert hier des commentaires d’un membre influent de la Bundesbank, Hans Reckers, qui a laissé entendre que les taux d’intérêt européens ne seraient pas relevés. Une nouvelle hausse des taux de la zone euro n’est «pas nécessaire dans un avenir prévisible», a-t-il dit hier lors d’une rencontre avec des journalistes. Compte tenu de toutes ces considérations, le dollar s’est négocié à New York hier, sur un ton généralement soutenu, comme suit : – 0,8775 pour un euro contre 0,8890, vendredi dernier – 1,4565 pour un sterling contre 1,4505 – 2,2290 DM contre 2,2000 – 7,4755 FF contre 7,3785 – 1,7125 FS contre 1,7005 – 2 206,60 lires contre 2 178,05 – 110,65 yens contre 111,05. Bourse de Beyrouth : marché stable et sélectif À la Bourse de Beyrouth, la tendance était à la stabilité en ce début de semaine où toutes les valeurs ayant fait l’objet de transaction ont reproduit leurs derniers cours de vendredi dernier. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées s’est maintenu à 64,10 points ainsi que l’indice partiel LIBX à 141,72 points. Ce mouvement s’est produit dans un marché très sélectif sur lequel 175 992 actions de Solidere A d’une valeur de 1 143 948 dollars, d’un total de 179 167 actions d’une valeur globale de 1 159 961 dollars, ont changé de main. Reprise d’espoir des marchés américains Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières ont poursuivi hier leur mouvement ascensionnel de la fin de la semaine dernière dans l’espoir que la Cour suprême fédérale, qui a suspendu la décision de la Cour suprême de Floride d’ordonner un recomptage de voix, puisse mettre fin à la saga présidentielle en faveur du candidat républicain. La Bourse électronique Nasdaq et Wall Street ont été en général bien orientées pour trois raisons selon les professionnels : le sentiment que la Fed baissera bientôt ses taux d’intérêt, la conviction que George W. Bush sera le prochain président des États-Unis et la récente baisse de prix pétroliers. Les échanges ont été généralement actifs et les valeurs technologiques étaient les plus travaillées ainsi que les pharmaceutiques et les pétrolières, contrairement aux valeurs de la grande distribution qui se sont ressenties de l’avertissement lancé par Lowe’s sur son bénéfice au quatrième trimestre. En effet, l’indice composite Nasdaq est repassé au-dessus des 3 000 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus bas à 10 670,06 points et un plus haut à 10 777,39 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 744,12 points, en hausse de 31,21 points sur vendredi dernier. Les Bourses européennes en hausse Les Bourses européennes ont fini en hausse lundi, tirées par les télécommunications et autres technologiques, sur le sentiment que le pire est passé dans leurs tribulations boursières et que l’élection présidentielle américaine trouvera bientôt une issue. L’indice Eurotop-300 a gagné 1,8 % et l’EuroStoxx-50 est monté de 2,19 %. Londres a fini en hausse de 1,3 % et Paris de 2,33 % et Francfort s’est octroyée de 1,36 %. France Télécom a progressé de 11 % et Deutsche Telekom de 6,8 %. Morgan Stanley Capital International (MSCI) a annoncé dimanche une nouvelle pondération de ses indices qui tient désormais compte du flottant du capital et non plus de la seule capitalisation boursière. Comme l’État détient des participations importantes dans ces deux opérateurs, le nouveau calcul leur est normalement négatif. Mais leur hausse vient de ce que MSCI a dit qu’elle n’appliquait pas sa nouvelle méthode de calcul avant novembre 2001. L’indice européen des télécommunications a progressé de 4,6 % tout en affichant un recul de 26 % par rapport au début de l’année. Vodafone s’est adjugé 3,4 % après une information du Financial Times selon laquelle il aurait pris une participation de 15 % dans Japan Telecom, le 3e opérateur japonais, pour environ $2,5 milliards. Aux médias, Vivendi Universal, dont c’était la 1re journée de cotation sous son nouveau nom et qui avait ouvert en baisse de 3,72 %, a fini en hausse de 1,6 %. Carlton Communications, qui va vendre sa filiale Technicolor à Thomson Multimédia pour $2 milliards, monte de 6,6 %. Thomson s’octroie 1,35 %. Tokyo : marché soutenu La Bourse de Tokyo a clôturé en hausse de 2,2 % lundi, après l’annonce par Morgan Stanley Capital International (MSCI) qu’il ne rendrait effective que fin 2001 la nouvelle méthode de pondération de ses indices boursiers mondiaux, jugée plus défavorable aux sociétés japonaises, selon les opérateurs. L’indice de référence Nikkei-225 a progressé de 319,19 points à 15 015,70. L’indice élargi Topix a pris 20,26 points à 1 385,74. Le volume des échanges a été modéré, avec 602 millions de titres échangés contre 1,25 milliard vendredi. «Il y a eu un sentiment de soulagement parmi les investisseurs après que MSCI eut indiqué qu’il n’adopterait pas de nouvelle méthode de pondération des sociétés dans ses indices jusque fin novembre», a indiqué Kazue Mayuzumi, analyste de Nikko Securities. «Le fait que ce changement ne soit pas mis en place aujourd’hui ou demain a soutenu les achats. Les investisseurs ont maintenant plein de temps pour ajuster le contenu de leurs portefeuilles». MSCI, dont les indices servent de base à la plupart des gestionnaires de portefeuilles internationaux, a indiqué dimanche qu’à partir de novembre il se baserait sur le flottant des sociétés cotées pour déterminer leur poids dans ses indices. Des analystes avaient craint que la Bourse de Tokyo ne souffre d’une forte fuite de capitaux en raison de ces nouvelles méthodes de pondération, beaucoup de sociétés japonaises ayant un flottant relativement faible car elles sont contrôlées par le gouvernement, leurs familles fondatrices ou d’autres sociétés. Les changements introduits par MSCI le seront en deux étapes. La première, à la fermeture des échanges le 30 novembre 2001, permettra de mettre en place environ la moitié des ajustements nécessaires en prenant en compte les indices de nouvelles sociétés. La seconde étape complétera le processus à la clôture des échanges le 31 mars 2002. Mais les investisseurs ont «continué à spéculer sur les composantes de l’indice japonais de MSCI qui allaient voir leur poids diminuer, sur la proportion dans laquelle le poids du Japon (...) allait décliner, et sur les valeurs japonaises qui entreraient dans l’indice», a-t-il ajouté. Le Nikkei a également bénéficié de la reprise des marchés américains vendredi, selon Kazue Mayazumi. «Les investisseurs ont fait la chasse aux bonnes affaires dans les valeurs de la haute technologie, encouragés par la forte reprise de Wall Street», a souligné l’analyste.
Le dollar a débuté la semaine à Beyrouth, dans un marché très calme en l’absence d’initiatives à l’offre comme à la demande. Dans ce contexte, l’action de la Banque du Liban (BDL) est demeurée toujours déterminante de la tendance, ont indiqué les cambistes. En se déclarant ainsi prête à acheter et à vendre simultanément le billet vert entre 1 501,00 et 1 514,00 LL, la BDL est parvenue encore une fois à le faire fixer invariablement au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. Mais compte tenu de la réticence des opérateurs à se débarrasser du dollar dont la demande ne devait pas dépasser le cadre des besoins commerciaux courants du marché, les établissements de crédit ont été amenés à le négocier à des cours bien supérieurs à ce taux quoiqu’au-dessous du haut de...