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Actualités - Chronologie

La Fifa organise l’élection du meilleur joueur du siècle Pelé ou Maradona : le choix du siècle

En décidant d’organiser l’élection du joueur de football du siècle, le 11 décembre prochain à Rome, la Fédération internationale (Fifa) ne pensait pas être à l’origine d’un incident presque diplomatique entre le Brésil et l’Argentine, à l’heure d’annoncer son choix entre le roi Pelé et Diego Maradona. «Cela s’annonce encore plus médiatique et tout aussi serré que l’élection du président des États-Unis», avouait mi-amusé, mi-ennuyé un membre de la Fifa. Pourtant, toutes les précautions avaient été prises en proposant un choix de 27 footballeurs prestigieux allant d’anciennes gloires comme Didi (Brésil), Stanley Matthews (Angleterre), Ferenc Puskas (Hongrie), Alfredo Di Stefano (Argentine), Lev Yachine (ex-URSS) ou Just Fontaine (France), aux joueurs contemporains comme Franz Beckenbauer (Allemagne), Bobby Charlton (Angleterre), Johan Cruyff (Pays-Bas), Michel Platini (France), Marco Van Basten (Pays-Bas) jusqu’aux vedettes d’aujourd’hui comme les Brésiliens Ronaldo, Romario, le Français Zinédine Zidane ou le Libérien George Weah, seul Africain cité. Mais, rapidement, tous les choix se sont focalisés sur les noms de Pelé et Maradona. Edson Arantes do Nascimento (né le 23 octobre 1940 à Tres Coracoes), ce sont 1 362 parties jouées, 1 285 buts marqués, trois Coupes du monde (1958, 62, 70) avec le Brésil avec qui il a marqué 77 buts en 94 matches. « Les titres restent » Diego Armando Maradona (né à Lanus, un quartier de Buenos Aires le 30 octobre 1960), c’est 488 matches, 258 buts, une Coupe du monde (1986) et 34 buts en 91 sélections avec l’Argentine. Pour mieux se forger une opinion, la Fifa a organisé un sondage sur son site Internet (fifa.com) du 30 octobre au 20 novembre. Le résultat de cette consultation a été très largement favorable à l’Argentin, d’autant plus que la majorité des internautes qui se sont prononcés n’ont jamais vu jouer Pelé qui a disputé son match de jubilé le 1er octobre 1977. Mais, la procédure du vote est plus complexe. Les lecteurs du magazine de la Fifa participent au scrutin à partir de coupons spéciaux qui ont déjà été renvoyés à la fédération. Cette dernière observe la plus grande discrétion sur ce résultat. Enfin, une commission spéciale de la Fifa, composée de personnages prestigieux du monde du football, se prononcera également pour un des deux candidats. Maradona, persuadé de sa victoire après l’annonce du vote Internet, menace désormais de ne pas venir à Rome s’il n’est pas assuré de recevoir le trophée, évoquant «le lobby brésilien au sein de la Fifa qui exerce des pressions». «Mes valises sont faites, mais je peux les défaire rapidement», menace le «Pibe de Oro» (gamin en or) qui, dans un passé relativement récent, avait déjà traité Pelé de «marionnette de la Fifa». Le Brésilien, quant à lui, se contente de souligner que «l’important, c’est ce que j’ai pu réaliser. Les titres restent (sous-entendu trois contre un) et je reste Pelé». Pourtant l’ancien ministre Brésilien des sports ne résiste pas à la tentation de lancer une pique assassine en remarquant : «Si Maradona gagne, cela serait bien pour l’aider à se sortir de l’emprise de la drogue». Ambiance...
En décidant d’organiser l’élection du joueur de football du siècle, le 11 décembre prochain à Rome, la Fédération internationale (Fifa) ne pensait pas être à l’origine d’un incident presque diplomatique entre le Brésil et l’Argentine, à l’heure d’annoncer son choix entre le roi Pelé et Diego Maradona. «Cela s’annonce encore plus médiatique et tout aussi serré que l’élection du président des États-Unis», avouait mi-amusé, mi-ennuyé un membre de la Fifa. Pourtant, toutes les précautions avaient été prises en proposant un choix de 27 footballeurs prestigieux allant d’anciennes gloires comme Didi (Brésil), Stanley Matthews (Angleterre), Ferenc Puskas (Hongrie), Alfredo Di Stefano (Argentine), Lev Yachine (ex-URSS) ou Just Fontaine (France), aux joueurs contemporains comme Franz Beckenbauer...