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Actualités - Chronologie

Francophonie et cinéma

On ne sait jamais. Le hasard fera peut-être tomber ces quelques lignes sous les yeux de M. le ministre de la Culture [1]. Nul n’ignore que les préparatifs de la grande rencontre internationale de la francophonie – qui se tiendra au Liban en 2001 – vont bon train. D’où cette question essentielle : le cinéma y sera-t-il présent ? Dans notre pays, lorsqu’on parle de culture, ou qu’on écrit à son sujet, il est rarement question de cinéma. Très, et beaucoup trop, rarement. Nos responsables officiels, il est vrai, ont bien d’autres soucis (?) et, d’ailleurs, la notion d’art, accolée à l’expression cinématographique, doit leur paraître en général déplacée, si ce n’est saugrenue. Le septième art – chronologiquement parlant, c’est son rang – est considéré comme un divertissement populaire, sans autre ambition (surtout pas intellectuelle !). Nous avons bien, au Liban, un Centre national du cinéma (et de la télévision) – mais... Passons. Et pourtant, pour s’en tenir à la francophonie, le rôle, la fonction du cinéma sont d’une extrême importance. La diffusion des films est un des vecteurs les plus efficaces de l’influence de la langue française dans le monde. Et il ne s’agit pas seulement de la production exclusivement française, mais aussi des films (de plus en plus nombreux) coproduits avec d’autres pays. Car le système des coproductions s’affirme comme la meilleure solution apportée aux problèmes – essentiellement d’ordre financier – qu’affrontent les cinématographies des pays en voie de développement (Afrique, axe Nord/Sud, région Euro-Méditerranée)... Autre facteur capital : partout, le cinéma intéresse, passionne la jeunesse en priorité. Impossibilité de parler «francophonie» en ignorant le cinéma ! [1] : insistons sur ce progrès énorme : le Liban enfin doté d’un ministère – à part entière – de la Culture. G.-P.
On ne sait jamais. Le hasard fera peut-être tomber ces quelques lignes sous les yeux de M. le ministre de la Culture [1]. Nul n’ignore que les préparatifs de la grande rencontre internationale de la francophonie – qui se tiendra au Liban en 2001 – vont bon train. D’où cette question essentielle : le cinéma y sera-t-il présent ? Dans notre pays, lorsqu’on parle de culture, ou qu’on écrit à son sujet, il est rarement question de cinéma. Très, et beaucoup trop, rarement. Nos responsables officiels, il est vrai, ont bien d’autres soucis (?) et, d’ailleurs, la notion d’art, accolée à l’expression cinématographique, doit leur paraître en général déplacée, si ce n’est saugrenue. Le septième art – chronologiquement parlant, c’est son rang – est considéré comme un divertissement populaire, sans...