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Actualités - Chronologie

ASSOCIATION La solidarité pour soulager la misère

Tradition oblige, le déjeuner annuel de l’Afel (Association du foyer de l’enfant libanais) qui fête bientôt ses 25 ans a regroupé, à l’École hôtelière de Dékouaneh, près de 300 amis et donateurs pour les remercier de leur soutien et les informer du développement de ses activités. De nombreuses associations ayant vu le jour pendant la guerre du Liban ont été dissoutes pour de multiples raisons. L’Afel, elle, s’est maintenue et même développée pour avoir su adapter ses activités aux besoins d’une société en mutation, se relevant péniblement des longues années de drame. Ainsi, centre de quartier, cours de rattrapage scolaire, service d’aide en famille, ateliers protégés pour les mamans, internat pour la réhabilitation d’enfants à problèmes sociaux graves, colonies de vacances prennent en charge 220 familles et 500 enfants. Des citoyens nantis au service d’autres citoyens et un programme étudié et réalisé en collaboration étroite avec le ministère des Affaires sociales conscient du sérieux de cette action. Depuis 25 ans, il a fallu beaucoup de courage, de souffle et de foi pour Gaby et Simone Wardé ainsi que leurs collaborateurs pour continuer à se battre. Du jardin d’enfants souvent, jusqu’au mariage en passant par l’université, l’enfant, et surtout l’orphelin, sont privilégiés pour ces laïcs soucieux du bien-être social et moral de ceux qui les entourent. À l’occasion de cette rencontre, une exposition des ouvrages confectionnés pour les dames des ateliers protégés ont fait la joie des personnes présentes qui ont su apprécier la créativité et le fini des objets offerts. Dans son mot de bienvenue, Gaby Wardé, président de l’Afel, a d’abord évoqué l’esprit de l’association : respect des autres et de nous-mêmes, acception, écoute, dialogue qui, fatalement, créent l’amitié et l’amour. Puis il a mis l’accent sur la solidarité : «Unir nos efforts pour soulager, autant que faire se peut, la misère qui nous entoure. Sans vous, ici présents, nous n’aurions pas pu continuer notre mission…» Gaby Wardé a remercié le ministère des Affaires sociales, la mission pontificale, la Voix de la femme libanaise, la Lebanese children’s fund et l’Asmae «pour leur fidélité» ainsi que «les partenaires de l’ombre qui aident régulièrement», tant par leurs dons que par leur participation active : médecins, universitaires, commerçants, employés ; ceux qui soignent gratuitement, assurent des kilos de viande, fournissent les t-shirts, donnent 10 % de leur salaire ou ces jeunes Libanais qui consacrent leurs week-ends aux enfants. «Je n’oublie pas cette chaîne de volontaires qui se donnent sans compter tout au long de l’année et dont l’âge varie entre 20 et 75 ans...», a-t-il dit. Directrice générale du ministère des Affaires sociales, Neemat Kanaan ne rate jamais une manifestation de cette association qu’elle affectionne particulièrement pour son sérieux et son dynamisme. Elle devait prendre la parole pour témoigner de cette belle action et du dévouement sans égal du couple Wardé et de leurs collaborateurs dont elle accompagne l’œuvre depuis sa création. Elle les a évoqués en des termes non seulement chaleureux, mais sincères et profondément chargés de sens. Pour montrer un peu ce dont ils sont capables, et accompagnés à la guitare par un jeune animateur, un groupe de jeunes enfants de l’Afel a chanté haut et fort, adaptant un texte à la musique d’un refrain connu, pour raconter l’histoire de leur pays et leur détermination à l’aimer. Une rencontre qui s’est prolongée assez tard dans l’après-midi, les convives discutant entre eux des initiatives et des nouveautés offertes par cette association qu’ils soutiennent avec joie.
Tradition oblige, le déjeuner annuel de l’Afel (Association du foyer de l’enfant libanais) qui fête bientôt ses 25 ans a regroupé, à l’École hôtelière de Dékouaneh, près de 300 amis et donateurs pour les remercier de leur soutien et les informer du développement de ses activités. De nombreuses associations ayant vu le jour pendant la guerre du Liban ont été dissoutes pour de multiples raisons. L’Afel, elle, s’est maintenue et même développée pour avoir su adapter ses activités aux besoins d’une société en mutation, se relevant péniblement des longues années de drame. Ainsi, centre de quartier, cours de rattrapage scolaire, service d’aide en famille, ateliers protégés pour les mamans, internat pour la réhabilitation d’enfants à problèmes sociaux graves, colonies de vacances prennent en charge 220...