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Actualités - Chronologie

Une vente à la hauteur de sa mise en scène

La vente des souvenirs et effets personnels de Maria s’est montrée à la hauteur du battage médiatique qui l’avait précédée pendant une semaine. Les objets provenaient de deux collections, constituées par MM. Ilario Tamassia et Nicolas Petsalis-Diodimis auprès des parents de la diva, décédée en septembre 1977, et qui, n’ayant pas d’héritiers, voulaient s’en séparer. Me Frédéric Chambre qui tenait le marteau pour l’étude Calmels, Chambre, Cohen, n’avait pas voulu donner d’«estimation haute» pour cette dispersion, soulignant la «part irrationnelle et sentimentale» liée à «la légende Callas». Ainsi, son simple verre-doseur en Pyrex s’est-il vendu à 7 700 francs. Un album de 167 photos noir et blanc, prises entre 1947 et 1959, a quadruplé – à 308 000 francs – son estimation, soulevant les applaudissements de la salle, tétanisée dès la première enchère par l’adjudication à 12 000 francs d’une carte postale qui, elle, avait triplé son estimation.Un télégramme envoyé à Meneghini, où figurent quelques mots illustres de la diva – «Arrivata bene albergo Milano – Tua sempre Maria» (bien arrivée hôtel Milan – Toujours à toi – Maria) a fait, lui, cinq fois mieux que prévu : 20 900 francs. Les enchères en ligne ne se sont pas vraiment imposées à l’exception de celle qui a porté sur une mèche de cheveux de Maria Callas, arrachée par une New-Yorkaise à 85 800 francs, sur une estimation de 50 000 à 70 000 francs. La vente avait été soigneusement préparée. L’étude Calmels, Chambre, Cohen avait exposé pendant une semaine les effets et objets de la Callas en reconstituant à Drouot-Montaigne l’atmosphère des coulisses de l’opéra. Quelque 6 500 visiteurs s’y sont pressés. Parmi eux, plus de 3 000 avaient acheté en trois jours le catalogue bilingue (français/anglais), intitulé Souvenirs d’une légende (400 francs).
La vente des souvenirs et effets personnels de Maria s’est montrée à la hauteur du battage médiatique qui l’avait précédée pendant une semaine. Les objets provenaient de deux collections, constituées par MM. Ilario Tamassia et Nicolas Petsalis-Diodimis auprès des parents de la diva, décédée en septembre 1977, et qui, n’ayant pas d’héritiers, voulaient s’en séparer. Me Frédéric Chambre qui tenait le marteau pour l’étude Calmels, Chambre, Cohen, n’avait pas voulu donner d’«estimation haute» pour cette dispersion, soulignant la «part irrationnelle et sentimentale» liée à «la légende Callas». Ainsi, son simple verre-doseur en Pyrex s’est-il vendu à 7 700 francs. Un album de 167 photos noir et blanc, prises entre 1947 et 1959, a quadruplé – à 308 000 francs – son estimation, soulevant les...