George W. Bush a laissé son colistier Richard Cheney occuper le devant de la scène, restant lui en retrait, le plus souvent dans son ranch du Texas, à tel point que les médias américains se demandent si le candidat républicain a la carrure pour diriger le pays. Alors que les humoristes se délectent à ce sujet, l’entourage de M. Bush assure cependant que le gouverneur du Texas est au fait de tous les développements politico-judiciaires depuis le scrutin présidentiel du 7 novembre et qu’il prend lui-même toutes les décisions. Contrairement à son rival démocrate Al Gore, qui multiplie les interventions télévisées depuis une semaine, le gouverneur républicain est resté le plus souvent à l’écart de la presse depuis son intervention télévisée du 26 novembre où il avait revendiqué la victoire à l’élection présidentielle en Floride, et endossé les habits de président-élu. Cette prestation lui avait valu nombre de commentaires acerbes dans la presse américaine dont le New York Times, qui s’était déclaré «déçu» que Bush tente ainsi de court-circuiter les tribunaux en Floride, où Gore conteste les résultats de l’élection. En dehors de séances photos, d’abord avec l’ancien chef d’état-major Colin Powell jeudi dernier, puis samedi avec les dirigeants républicains du Congrès, Trent Lott et Dennis Hastert, Bush n’est pas apparu publiquement et n’a fait aucun commentaire. Hier, le gouverneur du Texas s’apprêtait toutefois à rentrer à Austin, la capitale du Texas, pour des réunions avec ses conseillers dont son futur chef de Cabinet Andrew Card. En revanche, l’ancien secrétaire à la Défense Richard Cheney est apparu sur plusieurs fronts, organisant la transition présidentielle, et s’exprimant dans les talks-shows, tandis que les avocats de Bush s’activaient en Floride pour empêcher un nouveau décompte des bulletins de vote. Lors d’une émission politique télévisée dimanche, le journaliste vedette de NBC Tim Russert n’a pas pris de gants pour demander à M. Cheney une explication. «Vous êtes extrêmement visibles, amenant certains à suggérer que vous êtes de facto président, et George W. Bush fait simplement de la figuration, et que c’est vous qui allez diriger le gouvernement», a-t-il dit, se faisant l’écho de plusieurs commentaires de presse. S’empressant de dissiper tout malentendu, M. Cheney a affirmé que George W. Bush «sera un chef de l’exécutif très efficace, parce qu’il désigne des gens, leur soumet un problème et leur dit de le résoudre, et les tient ensuite responsables». «C’est lui le candidat, c’est lui qui a élaboré la stratégie d’une campagne nationale très efficace», a-t-il ajouté. «Il va bientôt, je crois, devenir président-élu des États-Unis et c’est à George W. Bush que revient tout le mérite, plus qu’à moi». M. Cheney, ainsi que l’entourage immédiat de Bush à Austin au Texas, assurent en outre que c’est lui qui prend toutes les décisions majeures. C’est lui par exemple qui a décidé d’en appeler à la Cour suprême des États-Unis, a indiqué son porte-parole Ari Fleischer. «Je ne vois pas de raison particulière pour lui de s’exposer et prendre le risque d’une erreur à ce stade», alors qu’il dispose de l’avantage, affirmait pour sa part l’ex-présentateur vedette, Walter Cronkite, cité récemment dans le Washington Post.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats George W. Bush a laissé son colistier Richard Cheney occuper le devant de la scène, restant lui en retrait, le plus souvent dans son ranch du Texas, à tel point que les médias américains se demandent si le candidat républicain a la carrure pour diriger le pays. Alors que les humoristes se délectent à ce sujet, l’entourage de M. Bush assure cependant que le gouverneur du Texas est au fait de tous les développements politico-judiciaires depuis le scrutin présidentiel du 7 novembre et qu’il prend lui-même toutes les décisions. Contrairement à son rival démocrate Al Gore, qui multiplie les interventions télévisées depuis une semaine, le gouverneur républicain est resté le plus souvent à l’écart de la presse depuis son intervention télévisée du 26 novembre où il avait revendiqué la victoire à l’élection...