Le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’Athènes en 2004 (ATHOC) a annoncé, hier, la démission de son directeur général, Pétros Synadinos, un geste qui contrarie les efforts engagés pour redorer l’image des organisateurs. M. Synadinos, qui était en poste depuis moins de six mois (il avait été nommé par le gouvernement le 22 juin), a justifié sa décision par «des raisons personnelles», selon un communiqué de l’ATHOC. Le nom de son successeur n’est pas connu. Son initiative intervient dix jours après que le CIO a délivré, lors d’une visite d’inspection à Athènes, un satisfecit aux organisateurs pour leur «énergie» et leur «dynamisme». Ce jugement tranchait avec le «carton jaune» adressé aux organisateurs, au mois d’avril, par le même CIO, alors inquiet des «retards» dans les préparatifs. Dans une lettre au Premier ministre Costas Simitis, M. Synadinos l’«a remercié pour sa confiance et a souligné qu’il avait eu une excellente collaboration» avec le Premier ministre de même qu’avec «tous les membres du gouvernement». M. Synadinos, 46 ans, architecte et urbaniste de formation, avait remplacé Costas Bakouris, lui-même démissionnaire. Il avait été appelé par la présidente de l’ATHOC, Yianna Angelopoulos-Daskalaki, désignée le mois précédent pour prendre les rênes du comité organisateur. M. Synadinos était de longue date un proche collaborateur de Mme Angelopoulos-Daskalaki, puisqu’il avait dirigé le comité de candidature d’Athènes pour les Jeux de 2004, présidé à l’époque par la future présidente de l’ATHOC. Pas de vraie place Selon des sources informées, la raison du départ de M. Synadinos tient à sa difficulté à trouver sa vraie place au sein du comité organisateur, entre Mme Angelopoulos-Daskalaki et les directeurs en charge des différents secteurs de la préparation des JO. Son champ d’action propre n’aurait pas été suffisamment large ni défini, selon les mêmes sources. À l’appui de cette thèse, les analystes relèvent que le communiqué de l’ATHOC fait état de remerciements du directeur général démissionnaire au gouvernement, mais non au comité exécutif de l’ATHOC et à sa présidente. Avant de rendre publique sa démission, le directeur général de l’ATHOC s’est entretenu par téléphone avec le Premier ministre, Costas Simitis, et le ministre des Travaux publics, Costas Laliotis (en charge des travaux liés aux Jeux), ainsi qu’avec le porte-parole du gouvernement, Dimitris Reppas, selon le service de presse de l’ATHOC. En revanche, c’est par lettre qu’il a informé Mme Angelopoulos-Daskalaki, selon des sources informées. M. Synadinos avait rendu visite il y a une semaine à M. Simitis pour l’informer de sa décision, mais le chef du gouvernement lui avait demandé de n’en rien faire, selon ces sources. Le porte-parole du gouvernement a insisté hier sur le fait que M. Synadinos avait accompli «un travail remarquable, vraiment très positif» pour préparer l’échéance de 2004. Le fait que le nouveau dispositif lié au départ du directeur général n’ait pas été immédiatement connu, ouvrant inévitablement ainsi une période d’incertitude, accrédite l’idée que l’annonce de cette démission a pris de court les responsables. Un nouveau schéma d’organisation pourrait prévaloir et il n’est pas certain qu’un nouveau directeur général soit nommé, selon la chaîne de télévision privée Méga. B Le directeur général des Jeux de 2004, M. Pétros Synadinos, ici en compagnie de Mme Yianna Angelopoulos-Daskalaki, présidente du comité organisateur, a démissionné hier pour «des raisons personnelles». (Téléphoto AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Comité d’organisation des Jeux olympiques d’Athènes en 2004 (ATHOC) a annoncé, hier, la démission de son directeur général, Pétros Synadinos, un geste qui contrarie les efforts engagés pour redorer l’image des organisateurs. M. Synadinos, qui était en poste depuis moins de six mois (il avait été nommé par le gouvernement le 22 juin), a justifié sa décision par «des raisons personnelles», selon un communiqué de l’ATHOC. Le nom de son successeur n’est pas connu. Son initiative intervient dix jours après que le CIO a délivré, lors d’une visite d’inspection à Athènes, un satisfecit aux organisateurs pour leur «énergie» et leur «dynamisme». Ce jugement tranchait avec le «carton jaune» adressé aux organisateurs, au mois d’avril, par le même CIO, alors inquiet des «retards» dans les...