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Actualités - Chronologie

JAPON De bons résultats semestriels, mais les banques restent menacées

La moisson de résultats des entreprises japonaises au premier semestre a été bonne pour presque tout le monde, y compris les banques, mais les experts avertissent que la deuxième moitié de l’année sera moins rose, alimentant la crainte ambiante d’un essoufflement de la reprise. L’écrasante majorité des 1 408 sociétés cotées à la Bourse de Tokyo ont affiché des profits en hausse, dans le secteur porteur des technologies de l’information mais aussi de la «vieille économie», avec un redressement spectaculaire des maisons de commerce, du transport aérien ou de la chimie. Selon une enquête du journal Nihon Keizai Shimbun, les 1 408 groupes prévoient une hausse – la première depuis quatre ans – de 3,5 % de leurs ventes sur l’exercice finissant en mars à 414 600 milliards de yens (3 735 mds USD) et de multiplier par deux leurs bénéfices nets à 7 830 mds. Dans les technologies, le leader mondial des enveloppes de céramique pour circuits intégrés Kyocera a vu son bénéfice net grimper de 148,4% tandis que son rival Rohm augmentait ses profits nets de 77,6 %. Les géants de l’électronique grand public, en premier lieu Matsushita (+50,7 % pour le bénéfice net), ont profité eux aussi du boom des téléphones mobiles et de l’Internet. Des colosses fragilisés comme Toshiba et Pioneer sont sortis du rouge. «Les profits ont augmenté grâce à une hausse des ventes sur le marché intérieur et des exportations et à une restructuration des activités au Japon», a diagnostiqué James Malcolm, économiste senior chez JP Morgan. Les maisons de commerce quasi moribondes un an plus tôt ont opéré un rétablissement impressionnant, Mitsubishi annonçant un triplement de son bénéfice net. Les quatre poids lourds de la chimie, Mitsubishi Chemical, Sumitomo Chemical, Mitsui Chemical et Asahi Chemicals ont affiché une rentabilité en nette amélioration grâce à une croissance de leurs ventes et à des réductions de coûts. Les compagnies aériennes JAL et ANA ont, elles, surfé sur le redémarrage du tourisme et le redressement du trafic en classe affaires. Alexander Kinmont, chargé de la stratégie d’investissement chez Morgan Stanley à Tokyo, a toutefois estimé qu’il faut diviser les entreprises en deux groupes : les valeurs technologiques «pour qui c’est la fin des bonnes nouvelles» et les autres qui ont «offert un mélange de bonnes et mauvaises nouvelles», comme l’automobile pénalisée par la chute de l’euro mais où Honda et Nissan ont été des «points lumineux». «Les performances exagérées des valeurs high-tech en matière de profits ne vont pas durer», a prédit M. Kinmont, en soulignant que les chiffres de la production industrielle en octobre publiés mercredi montrent une baisse de régime dans l’équipement électrique/électronique. La deuxième moitié de l’année risque d’être moins réjouissante pour Japan Inc, selon les analystes, en raison d’un ralentissement attendu des exportations vers les États-Unis, l’Europe et l’Asie, les marchés-clefs des groupes nippons. Le secteur sans doute le plus à risque est celui des banques, suivi des assureurs-vie et de la construction. Les 16 plus grands établissements regroupés au sein de quatre pôles (Mizuho Holdings, Sumitomo Mitsui Banking Group, Mitsubishi Tokyo Financial Group et UFJ) ont affiché des résultats honorables au premier semestre (un bénéfice net global de 1 500 milliards de yens). Mais leurs problèmes de crédits douteux ont empiré, en raison d’une multiplication des faillites et des demandes d’abandon de créances.
La moisson de résultats des entreprises japonaises au premier semestre a été bonne pour presque tout le monde, y compris les banques, mais les experts avertissent que la deuxième moitié de l’année sera moins rose, alimentant la crainte ambiante d’un essoufflement de la reprise. L’écrasante majorité des 1 408 sociétés cotées à la Bourse de Tokyo ont affiché des profits en hausse, dans le secteur porteur des technologies de l’information mais aussi de la «vieille économie», avec un redressement spectaculaire des maisons de commerce, du transport aérien ou de la chimie. Selon une enquête du journal Nihon Keizai Shimbun, les 1 408 groupes prévoient une hausse – la première depuis quatre ans – de 3,5 % de leurs ventes sur l’exercice finissant en mars à 414 600 milliards de yens (3 735 mds USD) et de...