Depuis douze ans, les vols paraboliques et leurs précieuses secondes de microgravité sont réservés à une poignée d’astronautes ou de scientifiques. Mais le PDG de Novespace, Jean-Pierre Fouquet, envisage sérieusement d’ouvrir la carlingue de son Airbus Zéro G à une nouvelle catégorie de passagers : les touristes. L’idée de faire goûter le grand public à l’espace n’est pas neuve. Des savants comme Wernher von Braun, le père des fusées Saturne américaines, ont promis dès les années 1950 des voyages dans le système solaire. Plus récemment, un milliardaire américain a promis 10 millions de dollars à la première société capable d’envoyer trois touristes à 100 km d’altitude. Jean-Pierre Fouquet est moins ambitieux. «Cela fait cinq ans que nous souhaitons ouvrir le domaine de la microgravité au public, avoue-t-il. Avec un billet fixé entre 10 000 et 15 000 francs pour une vingtaine de paraboles, je suis persuadé que le marché est énorme». Fort de cette certitude, Novespace avait même signé dès 1995 un accord de commercialisation avec la société américaine Space Adventures. Mais il est resté lettre morte faute d’un feu vert de l’Aviation civile (DGAC) française. Car l’Airbus Zéro G est dépourvu de certificat de navigabilité et ne peut embarquer de passagers que sous le régime très restrictif des essais en vol. Malgré cet obstacle juridique, Novespace ne désespère pas. D’autant que l’équivalent américain de la DGAC, la FAA, vient d’accorder à une société d’outre-Atlantique le précieux sésame refusé en France. «Peut-être que l’exemple américain rendra l’idée plus facile à accepter en France», espère le spationaute Philippe Perrin. «Faire découvrir l’apesanteur au public avec cet avion serait extraordinaire, dit-il. Une expérience comme celle-là vaut tous les cours de physique».
Depuis douze ans, les vols paraboliques et leurs précieuses secondes de microgravité sont réservés à une poignée d’astronautes ou de scientifiques. Mais le PDG de Novespace, Jean-Pierre Fouquet, envisage sérieusement d’ouvrir la carlingue de son Airbus Zéro G à une nouvelle catégorie de passagers : les touristes. L’idée de faire goûter le grand public à l’espace n’est pas neuve. Des savants comme Wernher von Braun, le père des fusées Saturne américaines, ont promis dès les années 1950 des voyages dans le système solaire. Plus récemment, un milliardaire américain a promis 10 millions de dollars à la première société capable d’envoyer trois touristes à 100 km d’altitude. Jean-Pierre Fouquet est moins ambitieux. «Cela fait cinq ans que nous souhaitons ouvrir le domaine de la microgravité au public,...
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