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Actualités - Chronologie

La « saison Nobel » s’est ouverte hier à Stockholm

La «saison Nobel» 2000 s’est ouverte hier lundi à Stockholm avec l’attribution du prix de médecine ; elle doit se terminer vendredi à Oslo avec celle du prestigieux prix de la paix. Le président de la Corée du Sud, Kim Dae-Jung, semble compter parmi les plus sérieux prétendants au prix de la paix qui, l’an dernier, avait récompensé l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. M. Dae-Jung pourrait être distingué en raison du rôle qu’il a joué cette année dans le dégel des relations entre son pays et le «frère ennemi» nord-coréen, en froid depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), estiment les observateurs. Rompant avec cinq décennies d’inimitié, Kim Dae-Jung s’était rendu en juin de Séoul à Pyongyang pour un sommet historique avec son homologue nord-coréen Kim Jong-Il. Mais l’attribution de la prestigieuse récompense au président sud-coréen serait diplomatiquement délicate si elle tenait à l’écart la partie nord-coréenne, font remarquer des commentateurs. Or, l’autocratique Kim Jong-Il n’a pas exactement le profil d’un «nobélisable», soulignent-ils. L’une des candidatures les plus originales est celle de la ville albanaise de Kukes. Les 15 000 habitants de cette ville avaient accueilli, l’an dernier, 450 000 réfugiés du Kosovo. Pour le prix de littérature, les spécialistes se refusent comme d’habitude à risquer un pronostic définitif pour la récompense qui, l’an dernier, était allée à l’écrivain allemand Guenter Grass. Deux écrivains de langue anglaise, l’Américain Philip Roth et le Trinidadien d’origine indienne Vidiadhar Surajprasad (VS) Naipaul, semblent les mieux placés mardi pour obtenir le prix. Le Néerlandais Cees Nooteboom, le Belge Hugo Klaus, le Britannique Salman Rushdie, eux aussi «nobélisables» depuis une dizaine d’années, et le Français Maurice Blanchot figurent également sur les listes officieuses circulant comme à chaque édition. En 1999, le prix de médecine était allé à l’Américain Guenter Blobel, le prix de physique aux Néerlandais Gerardus’t Hooft et Martinus Veltman, le prix de chimie à l’Américano-égyptien Ahmed Zewail et le prix d’économie au Canadien Robert Mundell.
La «saison Nobel» 2000 s’est ouverte hier lundi à Stockholm avec l’attribution du prix de médecine ; elle doit se terminer vendredi à Oslo avec celle du prestigieux prix de la paix. Le président de la Corée du Sud, Kim Dae-Jung, semble compter parmi les plus sérieux prétendants au prix de la paix qui, l’an dernier, avait récompensé l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières. M. Dae-Jung pourrait être distingué en raison du rôle qu’il a joué cette année dans le dégel des relations entre son pays et le «frère ennemi» nord-coréen, en froid depuis la fin de la guerre de Corée (1950-1953), estiment les observateurs. Rompant avec cinq décennies d’inimitié, Kim Dae-Jung s’était rendu en juin de Séoul à Pyongyang pour un sommet historique avec son homologue nord-coréen Kim Jong-Il....