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Actualités - Chronologie

De l’uranium au plutonium, le cycle du combustible nucléaire

Les barres de combustible, dont le stockage suspect par les Nord-Coréens a été signalé jeudi par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), constituent le « carburant » d’un réacteur nucléaire. Réacteur expérimental de 5 mégawatts (5 millions de watts), le réacteur de Yongbyon fonctionne sur le même schéma que les réacteurs dits de puissance qui alimentent les grandes centrales électriques (1 300 mégawatts pour les réacteurs les plus puissants utilisés dans les centrales électro-nucléaires françaises). Le combustible utilisé dans un réacteur, qui contient les atomes fissiles dont on va extraire de l’énergie par fission, se présente physiquement sous la forme de crayons de 4 mètres de long, soudés aux deux bouts, et contenant plusieurs centaines de milliers de pastilles d’oxyde d’uranium. Le chargement d’un réacteur nucléaire de 900 mégawatts nécessite ainsi 157 assemblages contenant chacun 264 crayons, soit en tout 11 millions de pastilles. Ces assemblages vont former le cœur du réacteur et y séjourner pendant trois ou quatre ans. Durant cette période, la fission de l’uranium 235 va fournir la chaleur nécessaire à la production de vapeur, puis d’électricité. Au fil du temps, le combustible va se dégrader et doit donc être retiré du réacteur même s’il contient encore des quantités importantes de matières énergétiques récupérables, notamment l’uranium et le plutonium. Très radioactif, ce combustible usé est entreposé pendant plusieurs années dans une piscine de refroidissement, sous eau, où il perdra une partie de sa radioactivité. Selon l’AIEA, les Nord-Coréens ont entreposé un millier de barres neuves, sans les charger dans le réacteur. Elles devraient permettre de remplacer un nombre égal de barres irradiées, selon un expert français. C’est à partir de ce combustible usé que peut être produit du plutonium. Après traitement mécanique et chimique, le plutonium est récupéré sous forme de nitrate, puis converti en oxyde. Une fois extrait, le plutonium peut être soit réutilisé dans un réacteur mélangé à de l’uranium (MOX), soit utilisé dans la fabrication d’armes nucléaires. Ce plutonium n’est toutefois pas utilisable tel quel : les experts nucléaires distinguent le plutonium civil du plutonium de qualité militaire, ce dernier étant caractérisé par une très forte proportion de plutonium 239.
Les barres de combustible, dont le stockage suspect par les Nord-Coréens a été signalé jeudi par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), constituent le « carburant » d’un réacteur nucléaire. Réacteur expérimental de 5 mégawatts (5 millions de watts), le réacteur de Yongbyon fonctionne sur le même schéma que les réacteurs dits de puissance qui alimentent les grandes centrales électriques (1 300 mégawatts pour les réacteurs les plus puissants utilisés dans les centrales électro-nucléaires françaises). Le combustible utilisé dans un réacteur, qui contient les atomes fissiles dont on va extraire de l’énergie par fission, se présente physiquement sous la forme de crayons de 4 mètres de long, soudés aux deux bouts, et contenant plusieurs centaines de milliers de pastilles d’oxyde...