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Actualités - Chronologie

L’Égypte refuse de « faire partie d’une offensive » américaine

L’Égypte, un des principaux alliés arabes de Washington, « ne fera pas partie d’une offensive » contre l’Irak, et pense qu’il y a encore une chance d’éviter le conflit par les efforts internationaux, a déclaré hier que le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher. « On ne va pas envoyer de troupes, et on ne va pas participer à cette guerre », a déclaré M. Maher, interrogé sur l’attitude de son pays si les États-Unis décident de frapper l’Irak, y compris avec l’aval de l’Onu. « L’Égypte ne fera pas partie d’une offensive, de quelque manière que ce soit », a-t-il insisté. Interrogé sur le précédent de la guerre du Golfe, dans laquelle l’Égypte avait engagé des troupes dans le cadre d’une coalition menée par les États-Unis, M. Maher, qui s’exprimait en français, a expliqué qu’« en 1990, il y avait invasion par l’Irak d’un pays arabe. » « La situation était très différente. Il fallait mettre fin à cette occupation et le président Hosni Moubarak avait auparavant tenté de convaincre l’Irak de se retirer » du Koweït, a-t-il ajouté. « Les chances de pouvoir éviter la guerre ne sont peut-être pas énormes, mais elles sont certainement beaucoup plus grandes qu’elles ne l’étaient il y a deux mois », a ajouté le chef de la diplomatie égyptienne, commentant le travail qu’effectuent en Irak les inspecteurs en désarmement de l’Onu. « Je crois que les États-Unis sont convaincus que, plus ils montrent leur détermination à faire la guerre, plus il y a de chances d’éviter la guerre », a ajouté M. Maher, interrogé sur les concentrations de troupes et d’équipements militaires américains autour de l’Irak, que Washington accuse de détenir des armes de destruction massive. « On peut, en amassant des troupes, obtenir ce que l’on peut considérer comme une victoire, sans bouger ces troupes », a-t-il ajouté lors de cet entretien au ministère des Affaires étrangères. « Il est clair qu’aux États-Unis, il y a des forces qui poussent dans un sens, comme d’autres qui poussent dans l’autre sens. On ne peut pas savoir comment les choses vont se terminer. Mais nous continuons à travailler comme s’il était possible d’éviter la guerre », a-t-il ajouté.
L’Égypte, un des principaux alliés arabes de Washington, « ne fera pas partie d’une offensive » contre l’Irak, et pense qu’il y a encore une chance d’éviter le conflit par les efforts internationaux, a déclaré hier que le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Maher. « On ne va pas envoyer de troupes, et on ne va pas participer à cette guerre », a déclaré M. Maher, interrogé sur l’attitude de son pays si les États-Unis décident de frapper l’Irak, y compris avec l’aval de l’Onu. « L’Égypte ne fera pas partie d’une offensive, de quelque manière que ce soit », a-t-il insisté. Interrogé sur le précédent de la guerre du Golfe, dans laquelle l’Égypte avait engagé des troupes dans le cadre d’une coalition menée par les États-Unis, M. Maher, qui s’exprimait en français, a expliqué...