Les pays arabes producteurs de pétrole ont rassuré les consommateurs au sujet de la stabilité du marché, en dépit de l’envol des prix dû à la grève au Venezuela et aux préparatifs de guerre contre l’Irak. « Nous sommes déterminés à éviter toute pénurie et à stabiliser le marché. Nous sommes attachés à un prix juste », a déclaré à la presse le ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi, au terme d’une réunion ordinaire au Caire de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (Opaep). « Nous avons un mécanisme qui peut être lancé quand cela est nécessaire. Si le prix continue (à être supérieur à 28 dollars), le mécanisme de la marge des prix sera appliqué, comme il l’a été par le passé », a affirmé le ministre, dont le pays est le premier producteur mondial. L’Opep a créé en 2000 le mécanisme des marges de prix, qui lui permet d’augmenter les plafonds de production de 500 000 barils par jour si le cours du baril reste au-dessus de la fourchette de 22-28 dollars pendant plus de 20 jours ouvrables consécutifs. Au cours des derniers jours, le cours du baril a oscillé autour des 30 dollars, en raison de la grève générale qui paralyse le secteur pétrolier au Venezuela, ainsi que des craintes d’une guerre en Irak. Il a déclaré que les pays membres de l’Opep allaient respecter les quotas fixés par le cartel le 12 décembre à Vienne. Mais en cas de guerre en Irak ou de pénurie, « l’Opep devra prendre une autre décision », a-t-il dit. L’Opep s’était fixée un quota de production de 23 millions de barils par jour (mbj) à compter du premier janvier prochain. « L’Opep est prête à combler toute pénurie en cas de déséquilibre », a également affirmé le ministre algérien de l’Énergie, Chakib Khalil. « Les prix sont élevés en raison de la situation politique et non pas à cause d’une pénurie de production », a-t-il ajouté. Interrogé sur une éventuelle augmentation de la production en cas de pénurie provoquée par une frappe contre l’Irak, M. Khalil a répondu : « Il y a maintenant un équilibre entre l’offre et la demande et il n’y a pas de besoin d’augmenter la production ». « Nous pourrions augmenter la production s’il y a déséquilibre sur le marché, mais pas provoqué par des raisons politiques. Si la guerre est déclenchée et qu’il y a équilibre entre offre et demande, pourquoi augmenter la production ? » s’est-il demandé. L’Opaep, dont la réunion était consacrée à des questions internes, comprend sept membres de l’Opep (Arabie saoudite, Irak, Koweït, Émirats arabes unis, Libye, Algérie et Qatar) ainsi que l’Égypte, la Syrie et Bahreïn, pays non membres du cartel.
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