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Actualités - Chronologie

L’État hébreu veut interdire d’élections le parti de Azmi Béchara

Le conseiller juridique du gouvernement israélien, Elyakim Rubinstein, a demandé d’interdire au parti arabe israélien Balad dirigé par le député sortant Azmi Béchara de concourir aux législatives du 28 janvier, a annoncé mercredi le ministère de la Justice. M. Rubinstein, qui occupe également la fonction de procureur général de l’État, a demandé à la commission électorale d’interdire au Balad de présenter des candidats au motif que celui-ci « soutient la lutte armée » contre Israël et qu’il « remet en cause le caractère juif et démocratique de l’État d’Israël », a indiqué un porte-parole du ministère. La loi israélienne permet d’interdire des listes qui remettent en cause le caractère « juif et démocratique » du pays. Le conseiller juridique a informé la commission de sa demande et doit lui présenter jeudi un dossier justificatif. Il n’a pas présenté d’objections en revanche aux trois autres listes représentatives de la population arabe (18 % de la population israélienne) qui présentent des candidats aux législatives. Le Balad a vivement protesté, affirmant dans un communiqué « que des élections sans le Balad ne seraient pas démocratiques ». « Le conseiller sort de ses prérogatives en exprimant une opinion politique contre un mouvement qui veut transformer Israël en État de tous ses citoyens », ajoute le communiqué. Si la commission accède à la demande de M. Rubinstein, le Balad aura encore la possibilité d’interjeter appel devant la Cour suprême contre cette décision. M. Béchara est actuellement poursuivi devant les tribunaux israéliens pour « incitation » à la révolte après des déclarations qu’il avait faites notamment en Syrie en faveur de la « résistance populaire ». Son immunité parlementaire a été levée en novembre 2001. Il a aussi été inculpé d’organisation illégale de voyages en Syrie, pays en guerre avec Israël. La levée de son immunité parlementaire (pour des motifs d’opinion, mesure sans précédent en Israël) avait été votée à une forte majorité par le Parlement. Lors d’une cérémonie en Syrie marquant en juin 2001 le 1er anniversaire de la mort du président syrien Hafez el-Assad, en présence des chefs du Hezbollah libanais, M. Béchara avait appelé les Arabes à adopter une position unifiée pour « poursuivre la résistance » contre Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants des 160 000 Palestiniens restés sur leur terre lors de la création de l’État d’Israël en 1948. Depuis la fin de l’administration militaire, en 1966, ils ont été intégrés dans le système démocratique d’Israël, mais souffrent toujours de graves discriminations. Universitaire chrétien originaire de Galilée, M. Béchara, 45 ans, est député depuis son élection en 1996, d’abord sur la liste communiste puis sur la liste Balad (parti arabe nationaliste de gauche), dont il est l’unique représentant.
Le conseiller juridique du gouvernement israélien, Elyakim Rubinstein, a demandé d’interdire au parti arabe israélien Balad dirigé par le député sortant Azmi Béchara de concourir aux législatives du 28 janvier, a annoncé mercredi le ministère de la Justice. M. Rubinstein, qui occupe également la fonction de procureur général de l’État, a demandé à la commission électorale d’interdire au Balad de présenter des candidats au motif que celui-ci « soutient la lutte armée » contre Israël et qu’il « remet en cause le caractère juif et démocratique de l’État d’Israël », a indiqué un porte-parole du ministère. La loi israélienne permet d’interdire des listes qui remettent en cause le caractère « juif et démocratique » du pays. Le conseiller juridique a informé la commission de sa demande et doit...