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Actualités - Chronologie

VATICAN La Stasi aurait caché des micros dans l’appartement du pape

Le commandant de la Garde suisse Alois Estermann, tué le 4 mai 1998, était un agent de la Stasi, le service d’espionnage de l’ex-Allemagne de l’Est, qui avait dissimulé des systèmes d’écoute au Vatican, selon un livre-enquête du juge italien Ferdinando Imposimato. Des micros avaient même été cachés dans les appartements privés de Jean-Paul II, affirme le juge. Il souligne que le colonel Estermann y avait accès en l’absence du pape, comme le lui a confirmé un fonctionnaire du Vatican. Le juge Ferdinando Imposimato a été chargé des enquêtes sur les cas les plus importants de terrorisme et de mafia en Italie au cours des 25 dernières années et notamment l’assassinat d’Aldo Moro par les Brigades rouges. Après la mort de son frère tué par la mafia en 1983, il a officiellement abandonné le dossier de l’attentat contre le pape. Mais l’ancien magistrat, qui a été sénateur (1987 et 1994) et député (1992) ainsi que président honoraire de la Cour de cassation, n’a jamais renoncé à enquêter pour son compte. Selon M. Imposimato, Estermann a été « recruté » par les Allemands de l’Est alors qu’il était jeune étudiant. Entré dans la Garde suisse en 1980, il aurait été un « pion précieux » pour la Stasi dès « la phase préparatoire de l’attentat du 13 mai 1981 » contre le pape. Le juge publie une lettre de janvier 2002 venant de la caserne de la Garde suisse et signée « Cédric, le petit prince », du prénom du caporal Tornay, responsable du meurtre d’Estermann selon le Vatican. L’auteur de cette lettre anonyme affirme que le colonel Estermann savait « tout sur les sombres mystères » du Vatican et que le caporal Cédric Tornay ne s’est pas suicidé après son acte mais qu’il a été tué, relate le juge. Ferdinando Imposimato estime avoir trouvé le fil d’Ariane reliant les différents « mystères » du Vatican : de l’attentat de la place Saint-Pierre à la mort par balles d’Estermann en passant par l’enlèvement de la jeune Emanuela Orlandi, fille d’un fonctionnaire de la cour pontificale, en 1983. Le juge a contacté de nombreux témoins et personnes concernées de près ou de loin par ces affaires, dont Markus Wolf et Guenter Bohnsack, ex-responsables de la Stasi. Il est arrivé à la conclusion que le KGB, en accord avec les services bulgares et est-allemands ont armé la main du Turc Mehmet Ali Agca.
Le commandant de la Garde suisse Alois Estermann, tué le 4 mai 1998, était un agent de la Stasi, le service d’espionnage de l’ex-Allemagne de l’Est, qui avait dissimulé des systèmes d’écoute au Vatican, selon un livre-enquête du juge italien Ferdinando Imposimato. Des micros avaient même été cachés dans les appartements privés de Jean-Paul II, affirme le juge. Il souligne que le colonel Estermann y avait accès en l’absence du pape, comme le lui a confirmé un fonctionnaire du Vatican. Le juge Ferdinando Imposimato a été chargé des enquêtes sur les cas les plus importants de terrorisme et de mafia en Italie au cours des 25 dernières années et notamment l’assassinat d’Aldo Moro par les Brigades rouges. Après la mort de son frère tué par la mafia en 1983, il a officiellement abandonné le dossier de...