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Actualités - Reportage

La réforme des produits de beauté(photos)

La cosmétologie ne pouvait pas rester statique... Face aux grands progrès des connaissances scientifiques, l’évolution des techniques et la réforme des mentalités, les produits de beauté ne pouvaient pas s’ancrer au stade «une crème de jour et une autre de nuit»... Dans les cercles professionnels, on parle de révolution. De nouveaux concepts, des réformes radicales, autant en cosmétologie qu’en marketing. Les soins de beauté font peau neuve, autant au propre qu’au figuré... Fer de lance de la nouvelle tendance: Shiseido, qui vient de lancer pour cet automne une première collection de produits de maquillage révolutionnaires. Une nouvelle approche est annoncée ainsi. Le lancement des produits suivra le processus de lancement des collections de prêt-à-porter. La cosmétique faisant peau neuve réforme radicalement sa commercialisation. La mise en valeur des marques emprunte toutes les formes d’expression: art brut, graphisme, tournure littéraire, style. La tâche n’est certes pas facile. Faire un poème d’une ombre de paupière ou un tableau en s’inspirant du mascara tient de la performance. L’image qui doit surgir, par ailleurs, doit mettre en évidence la différence entre les produits super-performants actuels et ceux du temps passé, tout en respectant la vocation cosmétique du produit... Le «prêt-à-porter» beauté Jusqu’à présent, les femmes se limitaient à jouer des mélanges avec leur garde-robe, se composant des styles divers selon leur humeur ou les circonstances... Aujourd’hui, la cosmétologie vise à encourager la même initiative dans le maquillage. D’où la nouvelle appellation d’une gamme de maquillage «prêt-à-porter» donnée à la première collection d’une grande marque de cosmétiques. Foncer ou éclaircir le teint, jouer avec les ombres, les teintes et l’apparence permettront à la femme d’être «ni tout à fait la même ni tout à fait une autre»... Les textures des nouveaux produits se prêtent parfaitement à ces jeux. Elles sont tactiles, à transformation, tout en demeurant en parfaite harmonie avec la peau, s’utilisant en association ou en superposition. Nina Ricci annonce 205 produits neufs (18 de soin, le reste de maquillage) et quatre collections par an. Rochas, dans le même état d’esprit réformateur, adopte une nouvelle stratégie avec un nouvel emballage, aux antipodes de l’ancien, avec deux très larges collections annuelles de produits pour permettre d’être «réactif» face au marché. À l’heure actuelle, c’est un travail sur la couleur noire qui représente «la» vedette de sa collection... Chez Estée Lauder, c’est une crème pour le cou et le décolleté, à base d’huile d’abricot, d’olive et de pépins de raisin, qui constitue «le clou» de l’actuelle collection. Son principe serait d’hydrater au maximum cette zone particulièrement vulnérable du corps féminin (crème lifting intense). Contre la grise mine, Clarins associe coup d’éclat et autobronzant dans un soin alliant vitamines A et E, zinc et calcium. Printemps/été 2003 Quand Galliano invente l’été Galliano, pour cet été, oublie tocades et facéties. Jersey de soie coulant, robes coulantes et jupes fendues. On retrouve d’ailleurs cette matière chez tous les créateurs pour cet été. Au point où la presse spécialisée la qualifie de «matière fétiche». Les robes raccourcissent, frôlant la naissance des cuisses. Les manches chauve-souris se gonflent comme les voiles d’un navire. Des broderies se mêlent aux tissus. Un jeu de rubans tissés, comme un roseau de toile d’araignée, trace une étoile sur le dos d’une robe. Les mini-robes, style années 20, sont en mousseline dégradée, du kaki au tabac blond... La trouvaille? Sous une veste d’homme portée à l’envers, serrée à la taille par une boucle, s’échappe une jupe en tulle blanc à plis serrés. Sous les vestes-smoking, les tops à dos nu sont en mousseline scintillante... Les petits sacs du soir sont précieux. Des pochettes serties de vrais diamants, à boucles de platine. Bref, on retrouve Galliano en verve, débordant d’idées inattendues et espiègles... Il est permis d’y picorer, car on voit mal à Beyrouth des femmes circulant (même dans des salons fermés) en parka amollie tombant de toute son ampleur, zippée haut sur la cuisse, pour en faire une robe... MODE MASCULINE Yamamoto broie du noir Le génial créateur japonais Yohji Yamamoto est voué, comme on le sait, à la couleur noire. Il ne crée que des costumes. Rien que des costumes. Mais quel maître et quel talent! Même si, à la longue, cette grande monochromie sombre finit par peser sur l’humeur, on ne peut ne pas admirer le talent magistral du créateur japonais. Vestes larges aux revers volants, gansés ou plissés, ton sur ton, bougeant libres autour de l’encolure et de la poitrine, formant par un savant boutonnage un dessin géométrique donnant l’impression d’un grillage. De discrètes broderies, posées sur une poche, un col, une fermeture, rehaussent la sombre harmonie de la coupe et de la couleur. La cravate qui accompagne ces costumes se coordonne au pantalon. Unique pointe de couleur, toujours bleue (dure), elle se détache de l’ensemble tout en l’éclairant. Depuis 20 ans, ce grand maître du ciseau, imperturbable, poursuit sa route. Créateur de vêtements féminins, il ouvre une parenthèse en créant un costume... Et voilà que, vingt années durant, cette unique création masculine est immanquablement une pièce exceptionnelle... Le retour des talons hauts Compensés, taillés dans du bois ou du bambou, les talons prennent de la hauteur. Solides et vertigineux, ils attendent de pied ferme les femmes hardies qui vont grimper au sommet de leurs sandales... Au naturel, toile ou cuir, ces souliers alpinistes (11 cm de hauteur) épousent la version sandales, à lanières en corde ou en cuir. Entre sandale et sabot, le soulier habillé «top tendance» est lui aussi hissé sur du bois ou sur semelle à plateau, style rétro... Entre soulier et sabot, la chaussure de cet été ne manque pas de charme. Surtout lorsque sa lanière s’enroule ou se croise autour de la cheville. Conclusion: les chaussures de cet été ne sont pas faites pour marcher. Elles sont peut-être costaudes, elles font de l’effet et, généreuses, concèdent de la hauteur à la silhouette qui apparaît ainsi longue et mince. Mais gare à la chute qui sera sans merci, car avec pareille hauteur, se trouver sur le sol, sans parachute, gare à la casse... Si au moins on pouvait ajouter à la tenue un parachute inspiré de son modèle... Cheveux Ne les laissez pas tomber... Lisses ou frisés, longs ou coupés courts, robustes ou fragiles, les cheveux constituent un des principaux soucis de toute femme. Plus de volume, une autre couleur, moins fins, plus dociles, lisses s’ils sont frisés, foncés s’ils sont clairs, la liste des préoccupations capillaires est longue. Qu’on l’avoue ou pas, toute femme cultive avec ses cheveux un lien très particulier. Symbole par excellence de la féminité, la chevelure trouve des résonances profondes dans le subconscient féminin. Conscients de ce fait, les secteurs économique et industriel investissent copieusement dans ce domaine. Résultat, aujourd’hui tout est possible! Les rêves les plus fous des femmes sont réalisables... L’effet volume est garanti... Une autre solution serait la méthode utilisée par les coiffeurs parisiens. Un soluté végétal est appliqué raie par raie, juste après le shampooing, pour éviter au cuir chevelu d’être graisseux. Les racines sont ainsi allégées et les cheveux ont plus de corps. Patrick Alés, le coiffeur parisien, termine cette opération en vaporisant sur les longueurs un spray à la kératine, qui «gaine» le cheveu. Lissage et défrisage Le coiffeur parisien Louis David a mis au point une technique qui lisse complètement sans raidir le cheveu («Relax»). L’effet dure huit semaines, et on croit savoir qu’il s’agit d’un produit de permanente allégée. Deux séances par an (mais il faut absolument éviter le soleil) s’avèrent parfaitement suffisantes. La solution radicale n’est autre que l’opération défrisage. Plus de volume pour cheveux fins et mous... De fausses mèches, en cheveux naturels (ou synthétiques), sont fixées aux vrais cheveux avec une colle spéciale, à la kératine. Le travail est réalisé sur mesure, selon les désirs et préférences du sujet, de façon partielle ou sur toute la tête. Les fausses mèches en cheveux naturels durent six mois. En cheveux synthétiques, trois mois, mais leur prix est moindre. Chez soi, si on ne veut pas avoir recours aux mèches-postiches, il faut savoir choisir les produits qui donnent du volume. Un produit masque par exemple et un produit qui donne du volume. Le masque est utilisé, après le shampooing, pour une pose de 15 minutes. Mais on peut aussi commencer par le masque, à laisser toujours durant quinze minutes, et terminer par le shampooing. Lazartique, de Paris, est considéré comme champion dans ce domaine. Depuis presqu’une trentaine d’années, «il défrise» une vingtaine de têtes par jour, en gardant secrète la composition de sa pâte défrisante. Elle peut être appliquée sur toute la tête ou juste sur des mèches gênantes.
La cosmétologie ne pouvait pas rester statique... Face aux grands progrès des connaissances scientifiques, l’évolution des techniques et la réforme des mentalités, les produits de beauté ne pouvaient pas s’ancrer au stade «une crème de jour et une autre de nuit»... Dans les cercles professionnels, on parle de révolution. De nouveaux concepts, des réformes radicales, autant en cosmétologie qu’en marketing. Les soins de beauté font peau neuve, autant au propre qu’au figuré... Fer de lance de la nouvelle tendance: Shiseido, qui vient de lancer pour cet automne une première collection de produits de maquillage révolutionnaires. Une nouvelle approche est annoncée ainsi. Le lancement des produits suivra le processus de lancement des collections de prêt-à-porter. La cosmétique faisant peau neuve réforme radicalement...