L’affiche de la 18e journée du championnat de France de football offre un choc d’importance entre le Paris Saint-Germain et Lyon, la première des deux équipes étant dans la tourmente alors que la seconde vient de prendre la tête du classement. Comme il y a un an, l’OL se présente face au PSG en tant que leader de la Ligue 1 mais entend cette fois-ci conserver son rang à l’issue du match. Lors de la saison 2001-02, Lyon se déplaçait déjà au Parc des Princes fort d’une place de numéro un mais les Parisiens avaient réussi, sans toutefois les faire trébucher (2-2), à déloger les Lyonnais de leur fauteuil. Ils rétrogradaient même en troisième position derrière Lille et Lens et devaient attendre l’ultime journée pour retrouver les hauteurs du championnat de France, huit mois plus tard. L’histoire se répète donc pour Lyon, du moins en ce qui concerne l’avant-match. Car pour le reste, les tenants du titre souhaiteraient conserver ce leadership. Question de prestige. « On est content d’être revenu tout doucement dans le haut du tableau, explique Vikash Dhorasoo. Mais c’est symbolique, car si nous faisons un nul à Paris, ce qui équivaudrait à un bon résultat, on peut descendre au classement ». « La victoire face à Strasbourg nous a fait du bien, commente Paul Le Guen, l’entraîneur lyonnais. D’autant qu’elle a été acquise avec un retournement de score. C’était dans la difficulté mais avec du courage, et il va falloir en avoir pour le déplacement qui nous attend ». Le technicien revient au Parc des Princes après sept années passées à défendre les couleurs parisiennes. Il fut d’ailleurs de la dernière équipe qui, en mars 1998, a battu Lyon à Paris. Et les Lyonnais ne comptent pas sur la crise que traverse le PSG pour penser qu’ils auront la partie facile. Sans Carrière « Paris, même malade, reste une bonne équipe, rétorque Vikash Dhorasoo. Ils vont peut-être se révolter et nous, on sait que si nous voulons faire un résultat, il faudra être très bons ». « Je m’attends à une équipe candidate au titre, capable de jouer les premiers rôles. Même avec leurs mauvais résultats actuels, il ne faut pas oublier qu’ils en ont faits des bons avant. Je sais de quoi cette équipe est capable et je pense d’abord à cela », poursuit Le Guen. Leader et serein, l’OL a malgré tout une interrogation : le physique. Les champions de France accumulent les rencontres au rythme infernal d’une tous les trois jours. Sans compter les déplacements, comme celui de la semaine dernière en Turquie en Coupe de l’UEFA à Denizli (0-0). « On a un jour de récupération de moins que le PSG qui a joué samedi, décompte Paul Le Guen. Il faudra compenser par beaucoup de motivations, de courage. Il faudra puiser dans les ressources. Mais c’est comme cela ». Éric Carrière, qui a reçu un coup sur le cheville droite, lors du dernier match face à Strasbourg, est forfait. En revanche, l’OL retrouve Edmilson qui n’avait pas participé au match de Strasbourg pour cause de suspension. Côté parisien, Luis Fernandez, le plus en plus controversé manager du PSG, devra faire sans Andre Luiz blessé et Francis Llacer, suspendu après un carton rouge reçu à Monaco. « Je ne donnerai pas ma démission. Je ne quitte pas un bateau en pleine dérive. Je suis le commandant de bord, je ne change pas de cap. On ne dépose pas les armes commme ça chez Luis, ce n’est pas dans sa nature d’abandonner », a affirmé lundi l’entraîneur au cœur de la tourmente. Le résultat face à Lyon revêt dans ce contexte une importance particulière car, s’il affirme qu’il ne démissionnera pas, Fernandez pourrait y être contraint.
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