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Liga : destins croisés de la Real Sociedad et de Barcelone

La nette victoire sur le terrain (2-1) de la Real Sociedad sur le FC Barcelone a mis en évidence les destins croisés des deux équipes : alors que le club basque, pris en main par le Français Raynald Denoueix, peut rêver du titre, le FC Barcelone, déjà secoué par le scandale extrasportif du Camp Nou et des objets jetés sur Figo, s’est enfoncé dans le ventre mou de la Liga. « Être leader aujourd’hui, ce n’est plus une anecdote. Il y a déjà douze journées de passées et nous sommes encore en tête », estime Denoueix, l’ancien entraîneur de Nantes, qui a ressuscité l’équipe de la Real Sociedad, toujours invaincue et auteur de son meilleur départ en Liga depuis le titre de 1981-1982. Avec les mêmes joueurs ou presque (trois nouveaux renforts seulement dont le Russe Valery Karpin), Denoueix caracole en tête de la Liga là où son prédécesseur John Toshack se trouvait en zone de relégation. « Qui arrêtera la Real ? », questionnait hier le journal Marca. Les joueurs de la Real ont pris confiance en leurs qualités, et le jeu attrayant de la Real se traduit par des buts même si son secteur défensif laisse parfois à désirer. « Pendant la préparation d’avant-saison, les journaux disaient qu’on était bons derrière mais qu’on ne marquait pas de buts, alors, maintenant, on dit le contraire », résume avec philosophie Denoueix, qui refuse pourtant de pavoiser. « La saison est encore longue et il nous faut encore marquer beaucoup de points pour réussir quelque chose. Mais on a le droit de rêver du titre », estime le Français. Les supporteurs du Barça, eux, ont sans doute du mal à imaginer leur équipe gagner la Liga cette saison après le cauchemar de Saint-Sébastien. La défaite au Pays basque les situe à dix points de la tête, et s’il reste encore du chemin à parcourir avant la fin de la saison, le retard pris paraît déjà important. Le Camp Nou suspendu ? Pire, l’entraîneur Louis Van Gaal, qui réalise un sans-faute en Ligue des champions (9 victoires en 9 matches), tarde à trouver la bonne formule en Liga où certaines des équipes rencontrées sont beaucoup plus fortes que les adversaires affrontés en C1. « La situation est préoccupante mais il reste encore beaucoup de matches », estime le Néerlandais qui n’a toujours pas trouvé le moyen de faire jouer ensemble ses vedettes offensives, les Argentins Saviola et Riquelme, les Néerlandais Marc Overmars et Patrick Kluivert ou l’Espagnol Luis Enrique. Après avoir été très frileux pendant le début de la saison, Louis Van Gaal a tenté un coup contre la Real avec une équipe offensive. Le résultat n’a pas été à la hauteur et l’expulsion de Motta n’est pas la raison de la défaite. « Il y a deux semaines, il disait que son joueur préféré, c’était Mendieta, et que c’était la meilleure recrue du club. Dimanche, il ne l’a pas fait jouer. Sait-il où il va ? », s’interrogent quant à eux les commentateurs de la radio Cadena Ser. Le club pourrait de plus faire face à un handicap supplémentaire : son terrain fétiche du Camp Nou risque d’être suspendu en raison des incidents du match Barça-Real. « Il faut chercher les raisons de ces incidents », soulignait hier dans Marca Johan Cruyff, qui mettait en cause le président Joan Gaspart et le jeu du FC Barcelone. Canizares indisponible deux à quatre semaines Le gardien de Valence, Santiago Canizares, victime d’une entorse au genou gauche à Alavès, sera indisponible entre deux et quatre semaines, a annoncé hier le service médical du club espagnol. Il est forfait pour la prochaine journée de championnat d’Espagne ainsi que le match à Arsenal lors de la deuxième journée de la Ligue des champions, le 10 décembre. Le gardien international espagnol s’est blessé lors d’un choc avec le Néerlandais Jordi Cruyff et a été remplacé à la 21e minute par sa doublure, Andres Palop. Canizares, 32 ans, a été sacré meilleur gardien de la Liga à trois reprises (1993, 2001 et 2002).
La nette victoire sur le terrain (2-1) de la Real Sociedad sur le FC Barcelone a mis en évidence les destins croisés des deux équipes : alors que le club basque, pris en main par le Français Raynald Denoueix, peut rêver du titre, le FC Barcelone, déjà secoué par le scandale extrasportif du Camp Nou et des objets jetés sur Figo, s’est enfoncé dans le ventre mou de la Liga. « Être leader aujourd’hui, ce n’est plus une anecdote. Il y a déjà douze journées de passées et nous sommes encore en tête », estime Denoueix, l’ancien entraîneur de Nantes, qui a ressuscité l’équipe de la Real Sociedad, toujours invaincue et auteur de son meilleur départ en Liga depuis le titre de 1981-1982. Avec les mêmes joueurs ou presque (trois nouveaux renforts seulement dont le Russe Valery Karpin), Denoueix caracole en tête de...