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Actualités - Chronologie

Flambée de violence entre chefs de guerre : 12 tués

L’Afghanistan enregistrait lundi une nouvelle flambée de violence entre chefs de guerre, alors même que se tenait en Allemagne la conférence internationale sur « La paix et la stabilité » dans le pays un an après la chute du régime des talibans. Les affrontements qui opposent depuis samedi soir les forces du gouverneur d’Hérat (ouest) Ismaïl Khan et du chef de guerre pachtoune Amanullah Khan autour de la ville de Shindand, à une centaine de kilomètres au sud d’Hérat, ont repris lundi matin. « Les combats se poursuivent, ce matin les forces d’Ismaïl Khan ont attaqué nos forces à nouveau. Un de leurs soldats a été tué », a déclaré Nangyali, le fil d’Amanullah, interrogé par téléphone satellitaire depuis Kaboul. « Les gens ont commencé à fuir leurs maisons à cause des roquettes qui touchent leurs villages », a-t-il déclaré. Un précédent bilan, fourni dimanche par Amanullah Khan, faisait état de 11 de ses combattants tués dans les affrontements, déclenchés selon lui par Ismaïl Khan pour des « raisons ethniques ». Le gouverneur de Hérat, d’ethnie tadjike, voudrait selon son adversaire « chasser les pachtounes de l’ouest » du pays. Après 23 ans de conflits, une bonne partie de l’Afghanistan est sous la coupe de chefs de guerre contrôlant des territoires plus ou moins vastes et dont les affrontements sont un défi à l’extension de l’autorité du gouvernement du président Hamid Karzaï, lui-même pachtoune. Le conflit autour de Shindand a déclenché le premier bombardement par des B-52 américains depuis plusieurs mois, quand une patrouille des forces spéciales américaines, venue sur place observer la situation, a été prise dimanche sous le feu « d’inconnus », selon un porte-parole militaire américain. Sept bombes ont été larguées et la patrouille a pu se dégager, a ajouté le colonel Roger King, qui a averti que « tous ceux qui agissent en Afghanistan comprennent que si vous tirez sur des forces de la coalition, le feu sera réciproque ». Toutefois, le colonel King a exclu que les forces américaines interviennent pour assurer la sécurité en Afghanistan. « Notre mission est toujours de tuer ou capturer (les membres du réseau) el-Qaëda et de leur interdire tout sanctuaire. Tout effet sécuritaire qui pourrait en découler serait un effet secondaire et non notre mission », a-t-il souligné. Et l’officier d’ajouter que « la sécurité et la stabilité dans ce pays sont un problème afghan qui doit avoir une solution afghane. (...) C’est ancré dans l’histoire de ce pays, il y a toujours eu des combats entre factions ». Outre les affrontements factionnels, la situation sécuritaire globale s’est tendue depuis deux semaines, avec une multiplication d’attaques contre la coalition, la Force internationale d’assistance à la sécurité en Afghanistan (Isaf), chargée de la sécurité de Kaboul, et plusieurs tentatives d’attentats. Dernier incident en date, les autorités afghanes ont annoncé dimanche avoir découvert six bombes et une trentaine de roquettes antichar dans la capitale.
L’Afghanistan enregistrait lundi une nouvelle flambée de violence entre chefs de guerre, alors même que se tenait en Allemagne la conférence internationale sur « La paix et la stabilité » dans le pays un an après la chute du régime des talibans. Les affrontements qui opposent depuis samedi soir les forces du gouverneur d’Hérat (ouest) Ismaïl Khan et du chef de guerre pachtoune Amanullah Khan autour de la ville de Shindand, à une centaine de kilomètres au sud d’Hérat, ont repris lundi matin. « Les combats se poursuivent, ce matin les forces d’Ismaïl Khan ont attaqué nos forces à nouveau. Un de leurs soldats a été tué », a déclaré Nangyali, le fil d’Amanullah, interrogé par téléphone satellitaire depuis Kaboul. « Les gens ont commencé à fuir leurs maisons à cause des roquettes qui touchent leurs...