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BASKET-BALL Les Yougoslaves de la NBA pensent déjà aux Jeux d’Athènes

Trois mois après le succès de la Yougoslavie en finale du Mondial de basket-ball à Indianapolis, victorieuse de l’Argentine après prolongation (84-77), les joueurs yougoslaves de la NBA savourent toujours leur titre. Non content d’étoffer leur palmarès, ce succès accompli en terre américaine a validé un peu plus le talent des « yougos » expatriés en NBA. Cette saison, neuf d’entre eux évoluent dans le championnat nord-américain, parmi lesquels six étaient membres à part entière de la sélection sacrée championne du monde : Vlade Divac et Peja Stojakovic (Sacramento), Vladimir Radmanovic et Pedrag Drobnjak (Seattle), Marco Jaric (LA Clippers) et Igor Rakocevic (Minnesota). Sur la route de leur titre mondial, Divac et les siens avaient de surcroît éliminé la sélection américaine, victoire (81-78) enregistrée en quarts de finale qui avait fait l’effet d’une bombe dans la planète basket. Même si l’Argentine, en match de poule, avait été historiquement la première à triompher de l’ogre américain, invaincu jusque-là en compétition officielle avec un effectif composé de joueurs de la NBA. Seul « Shaq » « Le fait de ne pas avoir été les premiers à battre les Américains n’a pas grande importance à mes yeux », souligne l’arrière Marko Jaric (24 ans), ex-star de Bologne (Fortitudo puis Kinder) en Europe qui fait cette année ses débuts NBA sous le maillot des Los Angeles Clippers. « L’Argentine les a certes battus en premier, mais nous sommes quand même ceux qui les ont éliminés pour de bon. » À l’heure où la Fédération américaine entre dans le processus de sélection de l’équipe qui représentera les États-Unis l’été prochain au tournoi préolympique de la zone Amérique, Jaric estime que les USA ne seront pas invincibles à Athènes. « Bien sûr qu’ils peuvent être battus à nouveau », insiste-t-il. « Selon moi, le seul joueur qui pourrait vraiment les rendre invincibles, c’est Shaquille O’Neal car aucune équipe n’a de réponse à lui opposer. Shaq mis à part, ils peuvent mettre sur pied n’importe quelle équipe, cela ne voudra pas dire pour autant que la médaille d’or leur sera promise. » Plus expérimenté que son jeune compatriote, Divac, le pivot des Kings, qui dispute sa 14e saison en NBA, se montre plus nuancé. « Je pense que leur équipe pour le Mondial était mal équilibrée, juge-t-il. Il leur manquait des shooteurs et surtout un très bon meneur de jeu. Je pense que si un joueur comme Jason Kidd avait été présent, il aurait peut-être à lui seul fait la différence. Son forfait leur a fait du mal. » « Nous concernant, nous avons profité du fait de jouer ensemble depuis des années pour nous imposer, ajoute-t-il. Mais qu’ils (les Américains) ne disent pas qu’ils ont perdu parce qu’ils n’étaient pas habitués aux règles Fiba. Les règles sont les mêmes pour tout le monde et la moitié de l’équipe yougoslave était aussi composée de joueurs évoluant en NBA. » Qualifiés pour Athènes en tant que champions du monde en titre, Jaric et Divac sont en revanche bien en peine pour donner les noms des sélections européennes qui les rejoindront dans deux ans en Grèce. « Nous suivons tous les deux le basket européen de près, mais faire un pronostic est difficile, car il y a une bonne dizaine d’équipes qui peuvent se qualifier, admet Divac, lequel se verrait bien un jour dans la peau de sélectionneur de son pays. « Si je dois coacher un jour, c’est le seul poste qui pourrait m’intéresser. »
Trois mois après le succès de la Yougoslavie en finale du Mondial de basket-ball à Indianapolis, victorieuse de l’Argentine après prolongation (84-77), les joueurs yougoslaves de la NBA savourent toujours leur titre. Non content d’étoffer leur palmarès, ce succès accompli en terre américaine a validé un peu plus le talent des « yougos » expatriés en NBA. Cette saison, neuf d’entre eux évoluent dans le championnat nord-américain, parmi lesquels six étaient membres à part entière de la sélection sacrée championne du monde : Vlade Divac et Peja Stojakovic (Sacramento), Vladimir Radmanovic et Pedrag Drobnjak (Seattle), Marco Jaric (LA Clippers) et Igor Rakocevic (Minnesota). Sur la route de leur titre mondial, Divac et les siens avaient de surcroît éliminé la sélection américaine, victoire (81-78) enregistrée...