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Actualités - Chronologie

Sharon feint d’ignorer Netanyahu, avant les primaires de jeudi au Likoud

À l’approche des primaires au Likoud jeudi, le Premier ministre Ariel Sharon promet de former un gouvernement « aussi large que possible » s’il est élu aux législatives anticipées du 28 janvier et feint d’ignorer son rival le chef de la diplomatie Benjamin Netanyahu. Porté par des indices de popularité le donnant grand gagnant de l’épreuve, M. Sharon se contentait de parfaire son image d’homme d’État et de lancer des piques à son adversaire sans le nommer. Tous deux doivent être départagés par les quelque 300 000 membres du grand parti de droite, et celui qui l’emportera sera le candidat du Likoud au poste de Premier ministre pour les législatives du 28 janvier. « Il y a trop de parlotes inutiles (...) Ce n’est pas avec des slogans qu’on lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Sharon dimanche en Conseil des ministres. Il a ainsi ironiquement fait allusion aux récentes déclarations de M. Netanyahu sur les solutions qu’il se targue de détenir pour venir à bout du « terrorisme » palestinien. Se disant « trop occupé » par la situation sécuritaire, il a écarté un duel télévisé avec M. Netanyahu, connu pour sa maîtrise du petit écran et ses talents de débatteur. Il a enfoncé le clou en promettant au ministre de la Défense Shaoul Mofaz qu’il conservera son portefeuille s’il accède à nouveau au pouvoir, mais s’est ostensiblement abstenu de tout engagement similaire envers son ministre des Affaires étrangères. « Dès que je serai élu, je formerai un gouvernement aussi large que possible, car c’est la volonté du peuple. Ce cabinet d’union nationale fonctionnera sur la base du programme gouvernemental actuel », a encore dit le Premier ministre qui fait discrètement campagne avec ce mot d’ordre : « Le peuple veut Sharon. » Le Premier ministre accepte l’idée d’un État palestinien et s’est déclaré « prêt à des concessions douloureuses ». Il se flatte en outre d’avoir noué des liens personnels très étroits avec le président américain George W. Bush, qui l’a reçu six fois à la Maison-Blanche depuis son entrée en fonctions en mars 2001. Lundi, il a trouvé un appui de taille quand le ministre sans portefeuille Dan Meridor, du parti du centre, a annoncé qu’il ralliait le Likoud (droite), sa formation d’origine. « Dans les deux ans, Israël devra prendre des décisions cruciales qui supposent des concessions douloureuses, et j’appuie Sharon car je pense qu’il est capable de prendre les décisions apportant le changement », a déclaré M. Meridor en expliquant qu’il faut conclure un règlement politique avec les Palestiniens. Ex-ministre des Finances, connu pour sa modération, M. Meridor est une personnalité très respectée de la scène politique israélienne et un « prince » de la vieille garde du Likoud, que certains pressentent comme successeur potentiel du maire sortant de Jérusalem Ehud Olmert. Après avoir d’abord axé sa campagne sur un plan de réformes économiques et sociales prévoyant notamment de réduire la charge fiscale, M. Netanyahu a durci le ton en reprochant au Premier ministre de vouloir « promouvoir un État palestinien, à l’instar de Amram Mitzna », le nouveau chef du Parti travailliste, une « colombe ». Au vu des sondages défavorables, le ministre des Affaires étrangères a changé son fusil d’épaule et durci le ton. Il a appelé au bannissement du dirigeant palestinien Yasser Arafat hors des territoires occupés. Ses sympathisants arborent en outre désormais des banderoles avec ces mots : « Netanyahu ramènera la sécurité », « Netanyahu, car ça ne peut plus durer comme cela », « Le peuple refuse la catastrophe » (sous-entendu : l’État palestinien). Donné battu à plate couture par M. Sharon avec 18 points d’écart par les derniers sondages, les partisans de M. Netanyahu, visiblement nerveux, ont publié dimanche des sondages prouvant que leur champion réduisait l’écart, et que l’issue du duel dépendrait des indécis.
À l’approche des primaires au Likoud jeudi, le Premier ministre Ariel Sharon promet de former un gouvernement « aussi large que possible » s’il est élu aux législatives anticipées du 28 janvier et feint d’ignorer son rival le chef de la diplomatie Benjamin Netanyahu. Porté par des indices de popularité le donnant grand gagnant de l’épreuve, M. Sharon se contentait de parfaire son image d’homme d’État et de lancer des piques à son adversaire sans le nommer. Tous deux doivent être départagés par les quelque 300 000 membres du grand parti de droite, et celui qui l’emportera sera le candidat du Likoud au poste de Premier ministre pour les législatives du 28 janvier. « Il y a trop de parlotes inutiles (...) Ce n’est pas avec des slogans qu’on lutte contre le terrorisme », a déclaré M. Sharon dimanche en...