Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Syrie Damas ne cédera pas aux pressions US concernant le Jihad islamique

Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, a affirmé que son pays n’allait pas céder à la demande des États-Unis de fermer le bureau du mouvement radical palestinien Jihad islamique à Damas. « Le bureau du Jihad islamique à Damas est uniquement un bureau d’informations et ceux qui y travaillent n’ont aucun lien avec l’activité militaire ou la planification d’opérations », a déclaré M. Chareh dans une interview à paraître dans l’hebdomadaire al-Ousbouh. Les États-Unis ont indiqué qu’ils allaient poursuivre leurs pressions sur la Syrie pour obtenir la fermeture du bureau du Jihad islamique, malgré le refus du gouvernement syrien. « Nous pouvons accepter la demande américaine dans un seul cas : si les réfugiés palestiniens retournent en Palestine (...) conformément à la résolution 194 » de l’Assemblée générale de l’Onu, prévoyant le retour des réfugiés dans leurs foyers ou des compensations, a ajouté M. Chareh. Il a souligné que « celui qui se trouve en territoire syrien, loin du terrain, ne peut planifier des opérations qui se dérouleraient en territoire palestinien ». Le Jihad islamique est responsable de plusieurs attentats en Israël depuis le début de l’intifada, fin septembre 2000. Sa branche armée a revendiqué samedi une attaque-suicide contre un bâtiment de la marine israélienne au large de Gaza, dans laquelle les deux kamikazes ont été tués et quatre soldats israéliens blessés. Au sujet d’une éventuelle frappe contre l’Irak, le ministre a par ailleurs estimé que l’important était maintenant le rapport que les inspecteurs en désarmement doivent présenter à l’Onu. « Les inspecteurs doivent présenter leur rapport au Conseil de sécurité et non aux États-Unis, et ce rapport doit être débattu par tous les membres du Conseil, parmi lesquels figure la Syrie, et non seulement par les membres permanents ou les États-Unis », a-t-il dit. À la question de savoir si la Syrie se tenait aux côtés de l’Irak, M. Chareh a répondu qu’il « n’y a pas de honte à se tenir aux côtés de ses frères (...) on défend son frère parce que l’on sait qu’on sera directement ou indirectement visé, demain ou plus tard ». Il a ajouté que la Syrie « ne peut accepter la logique américaine selon laquelle l’Irak viole la résolution 1441 du Conseil de sécurité lorsqu’il fait feu sur les avions américains dans les zones d’exclusion aérienne ». Concernant les efforts de règlement au Proche-Orient, M. Chareh a enfin déclaré : « À notre avis, il n’existe pas de feuille de route », dans une référence au document du quartette sur le Proche-Orient, prévoyant la création d’un État palestinien d’ici à 2005. « Il s’agit d’une nouvelle illusion à laquelle ont cru certains États arabes. La feuille de route n’existe que dans les médias, en réalité, ce n’est qu’une tentative de combler le vide actuel », a dit M. Chareh.
Le ministre syrien des Affaires étrangères, Farouk el-Chareh, a affirmé que son pays n’allait pas céder à la demande des États-Unis de fermer le bureau du mouvement radical palestinien Jihad islamique à Damas. « Le bureau du Jihad islamique à Damas est uniquement un bureau d’informations et ceux qui y travaillent n’ont aucun lien avec l’activité militaire ou la planification d’opérations », a déclaré M. Chareh dans une interview à paraître dans l’hebdomadaire al-Ousbouh. Les États-Unis ont indiqué qu’ils allaient poursuivre leurs pressions sur la Syrie pour obtenir la fermeture du bureau du Jihad islamique, malgré le refus du gouvernement syrien. « Nous pouvons accepter la demande américaine dans un seul cas : si les réfugiés palestiniens retournent en Palestine (...) conformément à la résolution...