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Actualités - Chronologie

Zones d’exclusion : Rumsfeld remet en cause... l’autorité de Annan

Dans la polémique opposant Washington à la majorité de la communauté internationale sur le statut des zones d’exclusion aérienne en Irak, les États-Unis ont ouvertement critiqué le secrétaire général de l’Onu pour sa position jugée proche de celle de Bagdad. Parlant des tirs irakiens contre les avions américains et britanniques dans ces zones, M. Annan avait déclaré mardi qu’il ne pensait pas que le Conseil « va dire qu’il s’agit d’une violation de la résolution 1441 ». Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a réagi hier en remettant en cause l’autorité de M. Annan : « Je ne pense pas qu’il (Annan) reflète toujours nécessairement les Nations unies, le centre de gravité qu’est le Conseil de sécurité, sur tous les sujets », a déclaré Rumsfeld aux journalistes voyageant avec lui du Chili à Washington. Il a par ailleurs critiqué ce qu’il a qualifié de longue inaction de l’Onu au sujet de l’Irak jusqu’à ce que le président américain George W. Bush pousse les Nations unies à ordonner à Bagdad d’abandonner ses programmes de développement d’armes de destruction massive. « Jusqu’à ce que le président George W. Bush aille aux Nations unies, l’Onu semblait relativement satisfaite de la façon dont les choses allaient », a-t-il expliqué. Washington affirme désormais que tout tir irakien dans les « zones d’exclusion aérienne » du Nord et du Sud reviendrait à une violation de la résolution 1441. Cette thèse n’est partagée par aucun autre membre du Conseil de sécurité, y compris la Grande-Bretagne, allié le plus proche des États-Unis. L’instance onusienne ne considère pas que ces zones d’exclusion aérienne, décrétées par les États-Unis au début des années 1990 après la guerre du Golfe, relèvent de sa dernière résolution et donc de son éventuelle violation. Pour la plupart des pays membres, la « tolérance zéro » en matière de désarmement est une chose, abuser de la notion de « zone d’exclusion aérienne » unilatéralement décrétée par les alliés au début des années 1990 en est une autre, sans rapport avec la résolution unanimement adoptée par le Conseil. Quant à l’Irak, Bagdad a accusé hier Washington de chercher à saboter le processus d’inspection de ses armements, en voyant dans les tirs de la DCA irakienne une violation de la résolution 1441.
Dans la polémique opposant Washington à la majorité de la communauté internationale sur le statut des zones d’exclusion aérienne en Irak, les États-Unis ont ouvertement critiqué le secrétaire général de l’Onu pour sa position jugée proche de celle de Bagdad. Parlant des tirs irakiens contre les avions américains et britanniques dans ces zones, M. Annan avait déclaré mardi qu’il ne pensait pas que le Conseil « va dire qu’il s’agit d’une violation de la résolution 1441 ». Le secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld a réagi hier en remettant en cause l’autorité de M. Annan : « Je ne pense pas qu’il (Annan) reflète toujours nécessairement les Nations unies, le centre de gravité qu’est le Conseil de sécurité, sur tous les sujets », a déclaré Rumsfeld aux journalistes voyageant avec...