C’est une équipe de France largement remaniée qui s’apprête à conclure, ce soir face à la Yougoslavie, une année 2002 où les regrets l’ont finalement emporté sur les satisfactions. En raison des blessures mais également à cause d’une Coupe du monde calamiteuse, la formation qui effectuera son ultime sortie devant le public du Stade de France ne ressemblera que peu à celle qui avait dominé la Roumanie (2-1) en février. Pour cette rencontre sans autre enjeu que ceux du prestige et d’une confiance retrouvée en partie seulement, Zinedine Zidane est quasiment certain d’être forfait. L’inspirateur des Bleus souffre d’une lombalgie et devrait être remplacé par le Lyonnais Éric Carrière, qui a finalement vu son talent reconnu par le nouveau sélectionneur Jacques Santini. « Zizou est forfait à 95 %. Nous ne voulons prendre aucun risque. Aussi avons-nous décidé de rappeler Ludovic Giuly », a annoncé le stratège français. « Il y a deux formules pour pallier cette absence. Soit cela se fera poste pour poste, soit une organisation différente. Mais les joueurs comme Carrière our Kapo sont capables d’évoluer dans les deux schémas. » Sans Zidane, la France n’est plus tout à fait la même comme l’ont confirmé les deux premiers matchs du Mondial contre le Sénégal et l’Uruguay. Pourtant, cette absence n’a pas que des mauvais côtés. Elle offre à Santini, engagé dans une entreprise de reconstruction, l’opportunité d’essayer de nouvelles associations et ainsi de préparer l’avenir. « Tous les ennuis qui nous tombent dessus vont un peu à l’encontre du discours sur la continuité. Mais cela va nous permettre de voir comment on peut réagir face aux aléas. Cela va nous obliger à avoir une approche différente. Et cela va permettre à ceux qui n’ont pas beaucoup joué en équipe de France d’avoir un peu plus de temps de jeu. » Réflexion Pour ajouter aux soucis du sélectionneur, le milieu de terrain Patrick Vieira est lui aussi incertain, et Santini a convoqué le jeune Sochalien Benoît Pedretti. Le week-end dernier, le coach français avait déjà dû composer avec les blessures de Sidney Govou et de Willy Sagnol, remplacés respectivement par le Lensois Daniel Moreira et l’Auxerrois Philippe Mexès. Moreira, impressionnant avec son club, avait déjà goûté au bon air de Clairefontaine le mois dernier avant les matchs contre la Slovanie et Malte comptant pour l’Euro 2004, mais il n’était pas entré sur le terrain. L’équipe de France avait débuté l’année avec une prime accordée aux mondialistes et aux champions d’Europe. Elle boucle son exercice 2002 avec un visage bien différent, en grande partie rajeuni, et elle prépare son proche avenir : la suite des éliminatoires pour le championnat d’Europe au printemps prochain. « Il est certain que nous avons bouclé une première phase avec les matchs que nous avons disputés depuis celui contre la Tunisie. Il va maintenant falloir songer à la phase suivante qui démarre dans quelques mois. » S’il se plaint de ne pas avoir toujours assez de temps avec ses internationaux, Santini est allé vite en besogne et n’a pas lésiné sur les essais. Ce soir, le Lyonnais Jérémie Bréchet devrait débuter sur le côté gauche de la défense tandis que le tout jeune William Gallas paraît désormais indiscutable derrière le capitaine Marcel Desailly. La récupération devrait être confiée à Claude Makelele et à Emmanuel Petit, histoire de voir si ce tandem fonctionne aussi bien que celui formé par le Madrilène et Vieira. L’animation devrait être assurée par Carrière dont les entrées en cours de match ont toujours été encourageantes tandis que l’Auxerrois Olivier Kapo devrait bénéficier d’une nouvelle chance après sa blessure. Finalement après une nuit de réflexion, les turbulences provoquées par le forfait de Nicolas Anelka, qui a refusé sa sélection, n’ont pas paru affecter Santini. « Pour l’instant, je me concentre sur le match de mercredi. J’étudierai le cas de tel ou tel joueur plus tard », a-t-il résumé.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats C’est une équipe de France largement remaniée qui s’apprête à conclure, ce soir face à la Yougoslavie, une année 2002 où les regrets l’ont finalement emporté sur les satisfactions. En raison des blessures mais également à cause d’une Coupe du monde calamiteuse, la formation qui effectuera son ultime sortie devant le public du Stade de France ne ressemblera que peu à celle qui avait dominé la Roumanie (2-1) en février. Pour cette rencontre sans autre enjeu que ceux du prestige et d’une confiance retrouvée en partie seulement, Zinedine Zidane est quasiment certain d’être forfait. L’inspirateur des Bleus souffre d’une lombalgie et devrait être remplacé par le Lyonnais Éric Carrière, qui a finalement vu son talent reconnu par le nouveau sélectionneur Jacques Santini. « Zizou est forfait à 95 %. Nous ne...