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Actualités - Analyse

L’occupation compromet la tenue des élections palestiniennes

La tenue des élections générales palestiniennes, annoncées pour janvier 2003, semble compromise en raison de l’impossibilité de les préparer sous la réoccupation israélienne de la plupart des villes autonomes. «Le Comité central des élections (CCE) ne pourra pas remplir ses fonctions consistant à préparer les listes d’électeurs, garantir la tenue de campagnes électorales et organiser un scrutin libre si la réoccupation, le siège et les restrictions de mouvement des Palestiniens se poursuivaient », a déclaré le secrétaire général du comité, Ali Jarbaoui. Il a souligné que le comité ne s’était jusqu’ici réuni « qu’une seule fois par vidéoconférence », en raison des mesures de sécurité israéliennes. « Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Pour que nous nous réunissions, il faudrait que nous bénéficiions d’une liberté de mouvement », a constaté M. Jarbaoui. Le président de l’Autorité palestinienne, Yasser Arafat, a promulgué un décret en septembre fixant la tenue d’élections présidentielle et législatives le 20 janvier 2003. Le décret fixe au 20 décembre la date de dépôt des candidatures. Mais selon des sources proches de la présidence, des représentants de l’Union européenne ont « conseillé » à M. Arafat de reporter la date des élections. Au sein même de la société palestinienne, les appels se multiplient pour repousser leur tenue et réformer le mode de scrutin. « Plusieurs conditions doivent être remplies avant de tenir des élections, notamment la préparation d’un nouveau système électoral qui poserait les fondations d’un État », a déclaré Sakher Habache, dirigeant du Fateh de M. Arafat. « Des discussions sont en cours au sein du Fateh et dans tous les autres mouvements nationaux, pour arriver au meilleur système électoral à adopter », a ajouté M. Habache. Parmi les différentes propositions de réformes figurent un redécoupage électoral, une augmentation des sièges de députés de 88 à 120 membres et l’adoption d’un système de représentation proportionnelle. Le Conseil législatif palestinien (CLP, Parlement) n’a cependant examiné aucune de ces propositions et ne s’est pas réuni au complet depuis le printemps dernier en raison des mesures de blocus imposées par l’armée israélienne. « La date des élections n’est pas opportune et il n’y a aucune raison pour se presser », estime pour sa part l’homme politique Haidar Abdel Chafi, connu pour ses critiques virulentes contre l’Autorité. « Avant de tenir des élections, il est nécessaire de réformer le système juridique général dans les zones palestiniennes et de mettre un terme à la mainmise d’une seule personne sur les fonds publics », a-t-il affirmé. « La rue palestinienne ressent une déception et un manque de confiance à l’égard de l’autorité actuelle, ce qui est susceptible de dissuader les citoyens de se rendre aux urnes », a-t-il poursuivi. Les députés palestiniens se plaignent de n’avoir rien à promettre pour attirer les électeurs aux urnes. « Le peuple est frustré, et comment des élections peuvent-elles se tenir sous l’occupation ? » s’est interrogé le député Kaddoura Farès, du Fateh. « Même si le processus électoral est lancé, qui peut garantir que les chars israéliens n’interviendront pas » lors des élections, a-t-il demandé. M. Farès estime qu’une « faible participation aux élections ne peut instaurer une institution forte et solide ». L’Autorité palestinienne a rejeté la demande des États-Unis préconisant la tenue d’élections législatives uniquement. Les gouvernements américain et israélien ont exprimé ouvertement leur volonté d’écarter M. Arafat, tandis que les sondages montrent que M. Arafat reste le candidat favori, si une élection présidentielle avait lieu.
La tenue des élections générales palestiniennes, annoncées pour janvier 2003, semble compromise en raison de l’impossibilité de les préparer sous la réoccupation israélienne de la plupart des villes autonomes. «Le Comité central des élections (CCE) ne pourra pas remplir ses fonctions consistant à préparer les listes d’électeurs, garantir la tenue de campagnes électorales et organiser un scrutin libre si la réoccupation, le siège et les restrictions de mouvement des Palestiniens se poursuivaient », a déclaré le secrétaire général du comité, Ali Jarbaoui. Il a souligné que le comité ne s’était jusqu’ici réuni « qu’une seule fois par vidéoconférence », en raison des mesures de sécurité israéliennes. « Nous ne pouvons pas continuer ainsi. Pour que nous nous réunissions, il faudrait que nous...