Rechercher
Rechercher

Actualités

Voile - Route du Rhum L’hécatombe continue chez les multicoques

Après trois jours de course mercredi, huit multicoques sur 18 partants ont déjà abandonné dans la septième édition de la Route du Rhum, et d’heure en heure les mauvaises nouvelles se succèdent. Dans la matinée, la flotte des multicoques a enregistré trois abandons, avec d’abord le chavirage d’Yvan Bourgnon sur Rexona Men, puis avec Philippe Monnet, sur Sopra Group, et Loïck Peyron, victime d’une première avarie sur son flotteur tribord. Chez les monocoques 60 pieds, emmenés par l’Anglais Mike Golding sur Ecover, le Niçois Jean-Pierre Dick a perdu le mât de Virbac et a lui aussi abdiqué. À cette heure, les organisateurs de la transatlantique en solitaire ne connaissent pas la raison exacte qui a poussé Philippe Monnet à déclencher sa balise de détresse à 08h46. Actuellement, deux navires, l’un britannique et l’autre espagnol, se dirigent vers le Cannois qui se trouve toujours dans les eaux espagnoles. Pendant ce temps-là, Loïck Peyron voit son Fujifilm, mis à l’eau en avril 2001, partir littéralement en morceaux. « Mon bateau casse et couine de partout », a résumé le Baulois dès le début de sa vacation radio avec le PC course, vers 13h30 (12h30 GMT). « Le cataclysme qui devait arriver est arrivé : mon mât est tombé. Il y a des morceaux de carbone et de l’huile partout. À l’intérieur, c’est une vraie patinoire ! En résumé, il me reste mon flotteur babord mais il prend déjà l’eau. Mais, bon, quand même je ne fais pas partie des plus malheureux. D’ailleurs, maintenant, je vais essayer d’aller dormir un peu. Ah, aujourd’hui, question dégâts, c’est du jamais-vu. On peut dire que j’étais en forme ! » a conclu Loïck Peyron, qui n’a pas encore sollicité d’assistance et qui compte ramener seul son Fujifilm au Portugal. Hier à 9h40, Jean Le Cam a, lui, quitté Camaret, en Bretagne, après avoir réparé le flotteur tribord de Bonduelle. Le Breton avait atteint Camaret, après sa collision avec le Groupama chaviré de Franck Cammas, lundi à 4 heures du matin. Vers 9h45, il a été suivi par Frédéric Le Peutrec qui a quitté Belle-Île après avoir réparé son pilote automatique. Les deux Bretons vont former le groupe des « repartants » en attendant, peut-être, d’être rejoints par Jean-Luc Nélias. À Port-la-Forêt, l’équipe de Nélias répare le chariot de la tétière de la grand-voile de Belgacom. Le Quimpérois, 40 ans, compte repartir dans la nuit de jeudi à vendredi. Au dernier pointage, à 11 heures GMT, Thomas Coville sur Sodebo était toujours en tête de la flotte avec 57 milles d’avance sur le Foncia d’Alain Gautier. Comme tous les autres skippers, Thomas Coville rencontre des conditions de course dantesques, des vents de 35 à 40 nœuds sur une mer forte et très hachée. À l’aube, encore en pleine nuit noire, le jeune skipper de Sodebo a été stoppé net par un filet de pêche. Au moment où il pensait plonger pour couper les mailles du filet, le vent est revenu et a libéré son trimaran.
Après trois jours de course mercredi, huit multicoques sur 18 partants ont déjà abandonné dans la septième édition de la Route du Rhum, et d’heure en heure les mauvaises nouvelles se succèdent. Dans la matinée, la flotte des multicoques a enregistré trois abandons, avec d’abord le chavirage d’Yvan Bourgnon sur Rexona Men, puis avec Philippe Monnet, sur Sopra Group, et Loïck Peyron, victime d’une première avarie sur son flotteur tribord. Chez les monocoques 60 pieds, emmenés par l’Anglais Mike Golding sur Ecover, le Niçois Jean-Pierre Dick a perdu le mât de Virbac et a lui aussi abdiqué. À cette heure, les organisateurs de la transatlantique en solitaire ne connaissent pas la raison exacte qui a poussé Philippe Monnet à déclencher sa balise de détresse à 08h46. Actuellement, deux navires, l’un britannique...