Révélation de l’année sur le circuit mondial de tennis, le Thaïlandais Paradorn Srichaphan (23 ans) a été honoré hier à Bangkok où il a très officiellement été nommé ambassadeur culturel du royaume, traité en héros et promis à une juteuse ascension économique. « Je m’efforcerai de promouvoir encore davantage la culture thaïe », a-t-il déclaré après avoir reçu son passeport diplomatique des mains du Premier ministre Thaksin Shinawatra lors d’une cérémonie au siège du gouvernement. Classé numéro 18 au championnat ATP, il s’est acquis la considération de ses compatriotes en exécutant sur tous les courts où il se produit, le « wai », salut traditionnel thaï en forme de courbette. « Le “wai” de Paradorn est un bon exemple pour les adolescents thaïlandais qui ont oublié cette tradition. La plupart d’entre eux ne me saluent plus de cette façon », a souligné M. Thaksin. Par son comportement comme par ses succès sportifs, Paradorn est devenu en quelques mois la coqueluche du pays. Il se dit même que le très révéré roi Bhumibol Adulyadej est un téléspectateur attentif de ses matches. Celui que la presse locale a surnommé « Balle » a jusqu’alors répondu aimablement à toutes les sollicitations. Il se prête avec simplicité aux séances d’autographes, prend le temps de discuter avec ses fans et participe à de nombreuses émissions de télévision. Millions Un régime qui alarme ses parents. « Nous remercions le peuple thaï, mais “Balle” est en train de se surmener sous la pression médiatique », a averti sa maman, Ubon. « Nous ne voulons pas qu’il s’épuise à répondre à des interviews pendant tout le temps qu’il passe en Thaïlande », a renchéri Chanachai, son père et entraîneur. Paradorn a annoncé hier le lancement de sa ligne de vêtements en collaboration avec l’un de ses principaux parraineurs et une ribambelle de multinationales, plusieurs géants des télécommunications notamment, le poursuivent de leurs assiduités. Il a déjà signé un contrat de trois ans avec la compagnie aérienne Thai Airways International qui lui a rapporté un million de bahts (plus de 20 000 euros) en cash et neuf millions (près de 190 000 euros) en titres de transport. Au total, selon la presse, l’ensemble des propositions qui lui sont faites représentent 100 millions de bahts (2,1 millions d’euros). « Nous avons un nouveau héros du sport, celui que nous attendions depuis longtemps », s’est réjoui Suwat Liptapanlop, ministre du Travail et président de la Fédération thaïlandaise de tennis. À l’aéroport, d’où Paradorn est reparti hier dans l’après-midi, des centaines d’admirateurs, essentiellement des admiratrices, se sont bousculés pour tenter d’avoir un autographe ou, mieux encore, se faire photographier à son côté. L’heure est pour lui maintenant à de courtes vacances avant de reprendre le collier au tournoi de Madras (Inde) le 30 décembre. Avec pour ambition de figurer en 2003 parmi les dix meilleurs mondiaux et de faire mieux que l’Indien Vijay Amitraj, meilleur joueur asiatique de tous les temps selon les statistiques avec une 16e place au classement mondial en 1980. Quand Paradorn n’était encore qu’un nouveau-né.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Révélation de l’année sur le circuit mondial de tennis, le Thaïlandais Paradorn Srichaphan (23 ans) a été honoré hier à Bangkok où il a très officiellement été nommé ambassadeur culturel du royaume, traité en héros et promis à une juteuse ascension économique. « Je m’efforcerai de promouvoir encore davantage la culture thaïe », a-t-il déclaré après avoir reçu son passeport diplomatique des mains du Premier ministre Thaksin Shinawatra lors d’une cérémonie au siège du gouvernement. Classé numéro 18 au championnat ATP, il s’est acquis la considération de ses compatriotes en exécutant sur tous les courts où il se produit, le « wai », salut traditionnel thaï en forme de courbette. « Le “wai” de Paradorn est un bon exemple pour les adolescents thaïlandais qui ont oublié cette tradition. La...