Auxerre peut perdre aujourd’hui le bénéfice de sa victoire de la 8e journée contre Sedan (3-1) si la commission fédérale d’appel de la Fédération française de football confirme que le match doit être rejoué, comme cela avait été décidé en première instance après le dépôt d’une réserve technique par les Ardennais. Le 10 octobre, le « panel lois du jeu appel » de la Direction technique nationale de l’arbitrage (DTNA) avait donné à rejouer AJA-Sedan du 21 septembre. Lors du match, les Sedanais avaient fait constater que l’arbitre, M. Moulin, avait permis aux Auxerrois de réengager après l’égalisation de Pius Ndiefi (75e min), alors que deux Ardennais se trouvaient encore dans la moitié de terrain bourguignonne. Benjani Mwaruwari avait marqué pour l’AJA sur l’action suivante et les Auxerrois s’étaient finalement imposés 3 à 1. Guy Roux a soigneusement préparé son argumentaire, estimant que la décision de première instance est contradictoire avec l’article 128 des règlements généraux de la FFF. L’entraîneur de l’AJ Auxerre, est persuadé que la commission d’appel lui donnera raison et ne fera pas rejouer le match : « Notre appel devrait nous donner raison », explique Guy Roux qui fera, tout comme le président auxerrois Jean-Claude Haeml, le déplacement à Paris. « Nous n’allons quand même pas aller contre les lois du jeu », ajoute l’entraîneur bourguignon. « Si on donne encore le match à rejouer après cet appel, j’irai devant le CNOSF qui peut faire un arbitrage, ou devant le tribunal administratif », a-t-il menacé. Témoignage La vidéo étant proscrite, la DTNA a justifié sa décision par le témoignage du contrôleur de la commission centrale de l’arbitrage (CCA), car les arbitres n’avaient pas vu le fait de jeu contesté par Sedan. L’article 128 précise que, « pour l’appréciation des faits se rapportant à la discipline, les déclarations d’un arbitre ou du délégué doivent être retenues ». Or Guy Roux fait valoir que le point litigieux ne se rapportait pas à la discipline, et que le contrôleur « n’est ni un arbitre ni un délégué ». Si la décision concernant Auxerre semble incertaine, il est probable que la commission confirme en revanche le verdict initial au sujet de la rencontre Metz-Saint Étienne : les Stéphanois avaient égalisé sur un penalty accordé par l’arbitre, M. Colombo, après le coup de sifflet final (90+4), en raison d’une main dans la surface messine signalée par son assistant. En première instance, la DTNA avait souligné que « les lois du jeu précisent que la partie doit être prolongée pour permettre l’exécution d’un coup de pied de réparation », et que l’arbitre avait donc eu raison de faire tirer le penalty. En cas de dépôt d’une réserve technique pendant un match, la DTNA statue en première instance, la commission fédérale d’appel étant l’ultime recours possible. Ces procédures sont cependant assez rares, car elles doivent obéir à un cadre formel précis.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Auxerre peut perdre aujourd’hui le bénéfice de sa victoire de la 8e journée contre Sedan (3-1) si la commission fédérale d’appel de la Fédération française de football confirme que le match doit être rejoué, comme cela avait été décidé en première instance après le dépôt d’une réserve technique par les Ardennais. Le 10 octobre, le « panel lois du jeu appel » de la Direction technique nationale de l’arbitrage (DTNA) avait donné à rejouer AJA-Sedan du 21 septembre. Lors du match, les Sedanais avaient fait constater que l’arbitre, M. Moulin, avait permis aux Auxerrois de réengager après l’égalisation de Pius Ndiefi (75e min), alors que deux Ardennais se trouvaient encore dans la moitié de terrain bourguignonne. Benjani Mwaruwari avait marqué pour l’AJA sur l’action suivante et les Auxerrois...