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Actualités - Chronologie

Colombie Les Farc font une série d’avancées en direction du pouvoir

Les Farc ont fait une série d’avancées en direction du pouvoir pour parvenir à un échange de prisonniers, sans exclure l’éventuel envoi à l’étranger de leurs détenus dans le cadre d’un accord. Pour la première fois depuis l’investiture le 7 août d’Alvaro Uribe, un homme à poigne décidé à les réduire par la force, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) ont rendu publique une série de concessions, durant la 3e rencontre nationale des familles d’otages à Bogota. La proposition du président de la Chambre des représentants, William Velez, sur un échange humanitaire de prisonniers « qui inclut l’envoi des rebelles libérés dans une nation amie, à travers un processus de réinsertion », a été qualifiée de « pertinente » dans le texte diffusé par les « prisonniers politiques Farc ». Cette prise de position n’a pu être publiée par les détenus de la guérilla, la première en nombre avec 17 000 hommes, sans le feu vert du secrétariat général de l’organisation rebelle, estiment les observateurs. Interrogé sur le pays concerné par un possible transfert de prisonniers, M. Velez a cité les noms de la France, du Canada et de l’Espagne, comme « pays qui pourraient nous aider », à l’issue de la 3e rencontre nationale des familles d’otages. Le gouvernement du président Alvaro Uribe (droite) est entré en contact depuis un mois « avec des pays étrangers, notamment la France », pour faciliter un échange entre les otages des Farc et les guérilleros détenus dans les prisons de Colombie, avait révélé une source officielle à Bogota. Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, François Rivasseau, avait indiqué n’avoir « aucun commentaire à faire » sur une éventuelle participation de la France à de telles négociations. 800 civils, 23 politiques, dont Ingrid Betancourt, ex-candidate des Verts à la présidence de Colombie, et 47 officiers de l’armée, sont séquestrés par les Farc, certains depuis cinq ans. 300 rebelles purgent des peines de prison dans le pays andin. La reconnaissance par les détenus des « principes du droit international humanitaire (DIH) » comme « un chemin pour aboutir à un accord sur la régulation du conflit » constitue une autre avancée des Farc, contenue dans ce document, transmis aux délégués présents depuis leur prison dans des conditions non révélées.
Les Farc ont fait une série d’avancées en direction du pouvoir pour parvenir à un échange de prisonniers, sans exclure l’éventuel envoi à l’étranger de leurs détenus dans le cadre d’un accord. Pour la première fois depuis l’investiture le 7 août d’Alvaro Uribe, un homme à poigne décidé à les réduire par la force, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes) ont rendu publique une série de concessions, durant la 3e rencontre nationale des familles d’otages à Bogota. La proposition du président de la Chambre des représentants, William Velez, sur un échange humanitaire de prisonniers « qui inclut l’envoi des rebelles libérés dans une nation amie, à travers un processus de réinsertion », a été qualifiée de « pertinente » dans le texte diffusé par les « prisonniers...