Le dollar a pâti hier de l’écart qui s’est davantage creusé, à ses dépens, entre les taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique, après les décisions des grandes Banques centrales européennes d’observer un statu quo monétaire, contrairement à la Fed américaine qui avait abaissé la veille son principal taux directeur d’un demi-point en pourcentage à 1,25%. Les opérateurs se sont empressés de se débarrasser du billet vert peu après la décision de la BCE de maintenir son principal taux directeur à 3,25% et la Banque d’Angleterre (BoE) à 4%, ainsi que la Banque nationale suisse à 1,25%. L’euro s’est très bien installé avec le sterling après ces décisions, grimpant à plus de 1,01 $ et à 1,58$ respectivement, malgré la publication d’indicateurs économiques à leur passif et en faveur du dollar. D’un côté, les opérateurs se sont montrés très indifférents face à l’augmentation du nombre des chômeurs de 22000 en Allemagne en octobre au lieu de 10000 attendu et après la publication d’un rapport de la Commission européenne faisant état d’une croissance très faible dans la zone euro comprise entre 0,2 et 0,5% aux 3e et 4e trimestres. D’autre part, ils ont passé outre l’augmentation de 4 % de la productivité du secteur non agricole aux États-Unis au 3e trimestre contre 1,7% au 2e, ainsi que la nouvelle diminution de 20000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage la semaine dernière au lieu de 10000 prévu (à 390000), témoignant de quelques créations d’emplois non agricoles, entraînées vraisemblablement par l’amélioration de l’économie. Certes, les considérations en rapport avec le niveau de rémunération des grandes monnaies l’ont finalement emporté. Le dollar devait ainsi se négocier à New York à 1,0095 pour un euro contre 1,0030 la veille, à 1,5805 pour un sterling contre 1,5640, à 1,4495 FS contre 1,4585 et à 121,15 yens contre 121,85. Affaiblissement des Bourses mondiales En Bourse, les marchés américains des actions ont marqué une pause hier, souffrant d’un courant de ventes bénéficiaires au lendemain de leur hausse liée à l’assouplissement du crédit aux États-Unis. De plus, les prévisions de résultats décevantes de Cisco pour le 4e trimestre, publiées la veille après la clôture, ont également pesé sur la tendance et sur les valeurs technologiques, notamment dans la mesure où les résultats des entreprises comptent plus que les taux pour les opérateurs boursiers. En effet, Wall Street a abandonné en clôture 2,1% et le Nasdaq 2,98%. Plus tôt dans la journée, les bourses européennes avaient aussi piqué du nez après le statu quo monétaire observé par les Banques centrales du Vieux Continent. Regrettant que la BCE et la BoE n’aient pas suivi leur homologue américaine, qui avait fortement baissé le coût du crédit pour stimuler l’économie, les opérateurs ont donc estimé devoir alléger leurs portefeuilles en valeurs européennes. À Beyrouth, offres et demandes du dollar se sont équilibrées hier sans le moindre recours à la BDL qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL. En effet, il devait être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL tout en se négociant entre 1 513,35 et 1513,45 LL sur le marché interbancaire. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la hausse de 25 726 actions A de Solidere de 4 3/4 à 5 $, la stabilité de 2 400 actions B de la même société à 4 3/4 $ et de 5 000 actions C de la Byblos Bank à 1 1/4 $. Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le dollar a pâti hier de l’écart qui s’est davantage creusé, à ses dépens, entre les taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique, après les décisions des grandes Banques centrales européennes d’observer un statu quo monétaire, contrairement à la Fed américaine qui avait abaissé la veille son principal taux directeur d’un demi-point en pourcentage à 1,25%. Les opérateurs se sont empressés de se débarrasser du billet vert peu après la décision de la BCE de maintenir son principal taux directeur à 3,25% et la Banque d’Angleterre (BoE) à 4%, ainsi que la Banque nationale suisse à 1,25%. L’euro s’est très bien installé avec le sterling après ces décisions, grimpant à plus de 1,01 $ et à 1,58$ respectivement, malgré la publication d’indicateurs économiques à leur passif et en faveur du...