Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Attentat de Djerba : huit personnes arrêtées en France

La police française a arrêté hier dans la région de Lyon huit personnes liées à l’auteur de l’attentat meurtrier de Djerba en Tunisie, en avril, qui avait été revendiqué par l’organisation terroriste el-Qaëda. Ces huit personnes font partie de l’entourage familial du Tunisien qui avait fait exploser un camion de gaz le 11 avril 2002 devant la synagogue de Djerba, dans le sud de la Tunisie, tuant 19 personnes. Les policiers français de la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage français) ont arrêté ces huit personnes, dont le frère du chauffeur de camion, dans la banlieue de Lyon. Elles ont été placées en garde à vue pour une période pouvant aller jusqu’à quatre jours. Le frère de Nezir Nawar, Walid Nawar, 22 ans, était en situation irrégulière en France et avait récemment échappé à une expulsion du territoire pour vice de procédure. L’attentat avait été revendiqué le 23 juin par un représentant du réseau islamiste el-Qaëda d’Oussama Ben Laden dans une déclaration diffusée par la télévision al-Jazira du Qatar. Outre les tués – 14 Allemands, trois Tunisiens et deux Français – l’explosion devant la synagogue de la Ghriba, le plus ancien lieu de culte juif en Afrique, avait fait 20 blessés. L’enquête menée par la police tunisienne et les services allemands avait identifié le chauffeur du camion citerne comme Nezir Nawar, âgé de 22 ans, dont la famille réside à Lyon. Selon le communiqué d’el-Qaëda, cette opération avait été « menée par un jeune de l’organisation el-Qaëda, qui n’a pas supporté de voir ses frères en Palestine se faire tuer, alors que les juifs se promènent, s’amusent et accomplissent librement leurs rites ». L’opération française s’est faite sur commission rogatoire du juge antiterroriste Jean-Louis Bruguière à la suite d’une plainte contre X déposée par le fils de Paul Sauvage, 75 ans, l’une des deux victimes françaises. Lors des perquisitions qui ont suivi les interpellations, la DST a notamment saisi des documents « paraissant être en relation directe avec (cet) attentat », a-t-on précisé au ministère de l’Intérieur à Paris. La Tunisie, dont le tourisme est l’une des principales ressources, avait d’abord soutenu la thèse de l’explosion accidentelle pour reconnaître, onze jours après, celle de l’attentat. L’enquête tunisienne avait conduit à l’arrestation de Belgacem Nawar, oncle du kamikaze Nezir Nawar, qui travaillait dans le tourisme. En Allemagne, une enquête avait été également ouverte et avait conduit sur la piste d’une nouvelle cellule islamiste radicale, basée dans la région de Duisbourg (ouest) et dont les membres semblent avoir eu des contacts avec el-Qaëda. Quatre personnes au moins seraient actuellement visées par l’enquête allemande pour « soupçon d’appartenance à une organisation terroriste » ouverte par le parquet fédéral après l’explosion de Djerba.
La police française a arrêté hier dans la région de Lyon huit personnes liées à l’auteur de l’attentat meurtrier de Djerba en Tunisie, en avril, qui avait été revendiqué par l’organisation terroriste el-Qaëda. Ces huit personnes font partie de l’entourage familial du Tunisien qui avait fait exploser un camion de gaz le 11 avril 2002 devant la synagogue de Djerba, dans le sud de la Tunisie, tuant 19 personnes. Les policiers français de la Direction de la surveillance du territoire (DST, contre-espionnage français) ont arrêté ces huit personnes, dont le frère du chauffeur de camion, dans la banlieue de Lyon. Elles ont été placées en garde à vue pour une période pouvant aller jusqu’à quatre jours. Le frère de Nezir Nawar, Walid Nawar, 22 ans, était en situation irrégulière en France et avait récemment...