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Paradorn Srichaphan, un champion qui honore la Thaïlande

Paradorn Srichaphan, l’une des nouvelles sensations du tennis mondial, a été fêté en héros hier à son arrivée à l’aéroport international Don Muang de Bangkok, où le joueur thaïlandais est devenu en quelques mois un héros national. « C’est une bonne année », a déclaré Paradorn, accueilli par sa famille, ses amis et ses supporteurs, mais aussi par le crépitement des flashes et les caméras de télévision à sa descente d’avion, en provenance de Paris où il a terminé sa fructueuse saison en bousculant l’Australien Lleyton Hewitt, avant de tomber avec les honneurs devant le n° 1 mondial en demi-finale du tournoi de Paris-Bercy. Ce jeune homme de 23 ans, à l’indéfectible sourire en dehors des courts, a de quoi être fier. Après trois saisons assez mièvres sur le circuit professionnel, sa carrière sportive a pris subitement du relief avec son entrée dans le top 20. C’est à la fin du mois de juin, sur le gazon anglais, que le Thaïlandais a commencé à attirer sur lui les regards, en épinglant Andre Agassi au 2e tour à Wimbledon. Cet exploit a servi de déclic. D’autres victoires contre d’autres membres du gratin du tennis mondial, le Russe Marat Safin, le Chilien Marcelo Rios, le Britannique Tim Henman, le Brésilien Gustavo Kuerten, l’Allemand Tommy Haas, l’Espagnol Juan Carlos Ferrero, ou l’Américain Andy Roddick, ont suivi. Srichaphan, euphorique, a gagné 30 de ses 37 derniers matches, remporté ses deux premiers tournois ATP, à Long Island et Stockholm, atteint les finales de ceux de Chennaï et Washington, et les demi-finales à Tachkent, Tokyo et Paris-Bercy. Procurer du bonheur « J’ai travaillé très durement pour réussir, et j’ai procuré du bonheur aux Thaïlandais », a déclaré le nouveau héros de tout un peuple, qui pourrait devenir dans un proche avenir le joueur asiatique de tennis le mieux classé de l’histoire. Il effacerait alors des tablettes l’Indien Vijay Amritraj, qui atteignit le 16e rang mondial en 1980. « Il peut désormais battre n’importe quel joueur de très haut niveau », a estimé Sathien Monghongtham, le vice-président de la Fédération thaïlandaise de tennis, à propos d’un joueur dont les principales qualités sont la puissance du coup droit, la régularité et la précision dans l’échange. Cette gloire nouvelle ne semble pas monter à la tête d’un joueur passé en moins d’un an de la 126e place mondiale (fin 2001) à la 18e place mondiale. « Rien ne va changer. Je fais mon métier pour moi-même, pour le peuple thaïlandais, pour la réputation sportive du pays », a affirmé le champion autant apprécié pour sa gentillesse et son attitude sur un court que pour ses exploits. « Les gens apprécient sa personnalité. Il est très populaire, non seulement en Thaïlande, mais aussi ailleurs », a souligné Sathien Monghongtham, à propos d’un joueur qui a gagné la sympathie du public en saluant à la manière bouddhiste, les mains jointes sur le front, après chaque match. Le gouvernement thaïlandais a décidé de récompenser son travail, et celui de son coach de père, Chanachai Srichaphan : tous deux ont été faits, jeudi, ambassadeurs culturels de leur pays et se verront remettre chacun un passeport diplomatique. En outre, ils recevront également des billets gratuits sur la compagnie aérienne nationale, Thaï Airways, pour un montant de 3 millions de bahts (69 280 dollars) valables pour un an. Après tant d’honneurs et de résultats, Paradorn Srichaphan aspire désormais au repos, après une saison chargée qui l’a vu disputer 29 tournois. « J’ai besoin de souffler. Je vais couper un peu pour ménager mon physique », a déclaré Paradorn Srichaphan, dont le prochain objectif est « d’essayer d’entrer dans le top 10 ».
Paradorn Srichaphan, l’une des nouvelles sensations du tennis mondial, a été fêté en héros hier à son arrivée à l’aéroport international Don Muang de Bangkok, où le joueur thaïlandais est devenu en quelques mois un héros national. « C’est une bonne année », a déclaré Paradorn, accueilli par sa famille, ses amis et ses supporteurs, mais aussi par le crépitement des flashes et les caméras de télévision à sa descente d’avion, en provenance de Paris où il a terminé sa fructueuse saison en bousculant l’Australien Lleyton Hewitt, avant de tomber avec les honneurs devant le n° 1 mondial en demi-finale du tournoi de Paris-Bercy. Ce jeune homme de 23 ans, à l’indéfectible sourire en dehors des courts, a de quoi être fier. Après trois saisons assez mièvres sur le circuit professionnel, sa carrière...