Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Voile Cammas annonce la couleur dans la Route du Rhum

Contrairement à d’autres skippers de multicoques, Franck Cammas affiche clairement son ambition de remporter la septième édition de la Route du Rhum. « Honnêtement, j’ai gravement envie de gagner. Et je serai entièrement satisfait si je gagne : c’est sûr », avoue Franck Cammas, le plus jeune skipper de la flotte des multicoques. Ce natif d’Aix-en-Provence fêtera ses trente ans le 22 décembre prochain. Troisième sur multicoque en 1998, le surdoué de la course au large veut ajouter cette transatlantique en solitaire à ses victoires avec Groupama, en 2000 dans la Québec-Saint-Malo et en 2001 dans la Transat Jacques Vabre avec le Suisse Steve Ravussin. « Sur les dix-huit multicoques engagés, tous peuvent gagner. Pour la première fois, cette course, qui ne nécessite pas finalement un gros budget, propose un plateau exceptionnel où l’on a des skippers de valeur identique et où l’on a presque tous le même bateau en main et tous un bateau qui peut prétendre à la victoire. » « Sur cette édition, tout va se jouer à l’homme qui est dessus. Se jouer à celui qui saura rester le plus longtemps à la barre. Se jouer à celui qui saura résister à l’envie d’utiliser le pilote automatique. Se jouer à celui qui, en l’utilisant, risquera de perdre par endroits trois ou quatre nœuds pour aller roupiller », ajoute Franck Cammas. « En plus, sur le Rhum, utiliser le pilote automatique procure beaucoup de stress », analyse le benjamin des « multis ». « Cette transatlantique bourrée de pièges, il y a plein de façons de la perdre. Celui qui la gagne est celui qui commet le moins d’erreurs donc celui qui reste le plus longtemps à la barre. » « Si on évite la casse possible les premiers jours, cette course se jouera lors de la dernière semaine. Et, celui qui barrera le plus longtemps possible lors de cette dernière semaine la gagnera », prévoit Franck Cammas, qui compte sur sa jeunesse pour être celui-là. 4x4 des mers Paradoxalement, Franck Cammas le benjamin skippe l’un des trimarans les plus vieux de la flotte des multicoques engagés dans cette édition de la Route du Rhum. Mis à l’eau en juillet 1998, son sobre et inconfortable trimaran Groupama est l’un des plus vieux avec l’Eure-et-Loir de Francis Joyon, mis à l’eau en août 1994, et le Bonduelle de Jean Le Cam, lancé en septembre 2000. « Mon trimaran est le plus vert des plus vieux. Depuis 1998, il a subi quelques cures de jouvence. Aujourd’hui, après avoir notamment changé, mât, dérives et flotteurs, il reste 40 % du bateau d’origine. Il est allé au bout de toutes ses transatlantiques », lance Franck Cammas, qui connaît son « multi » sur le bout des doigts. « Mon bateau n’est pas forcément le meilleur à chaque instant. Mais, il n’est jamais à la traîne ou à la ramasse nulle part : c’est rassurant. Groupama est un 4x4 des mers, un passe-partout ». « Sa cellule de vie est assez inconfortable, très étroite et très exposée aux vagues. Il est très rustique et ne m’offrira donc pas des vacances », plaisante le skipper aixois. Aujourd’hui installé à Port-la-Forêt, dans le Finistère, Franck Cammas côtoie au quotidien des figaristes de renom comme Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, ses futurs rivaux lors de la Route du Rhum, et Roland Jourdain, engagé lui sur monocoque. En 1997, sur Athena, Cammas était entré dans la famille des vainqueurs de la mythique Solitaire du Figaro. Ce régatier éprouvé a participé cinq fois à cette épreuve redoutée. « Le solitaire en multicoque est un sport très délicat puisque nos multis filent vite en équlibre. Alors, faire la Route du Rhum en multicoque, c’est demander à un équilibriste de tenir douze jours sur sa corde sans dormir : pas très évident. »
Contrairement à d’autres skippers de multicoques, Franck Cammas affiche clairement son ambition de remporter la septième édition de la Route du Rhum. « Honnêtement, j’ai gravement envie de gagner. Et je serai entièrement satisfait si je gagne : c’est sûr », avoue Franck Cammas, le plus jeune skipper de la flotte des multicoques. Ce natif d’Aix-en-Provence fêtera ses trente ans le 22 décembre prochain. Troisième sur multicoque en 1998, le surdoué de la course au large veut ajouter cette transatlantique en solitaire à ses victoires avec Groupama, en 2000 dans la Québec-Saint-Malo et en 2001 dans la Transat Jacques Vabre avec le Suisse Steve Ravussin. « Sur les dix-huit multicoques engagés, tous peuvent gagner. Pour la première fois, cette course, qui ne nécessite pas finalement un gros budget, propose un plateau...