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Actualités - Chronologie

Climat Américains et Européens étalent leurs divergences

Les États-Unis et l’Europe ont étalé jeudi leurs divergences sur les meilleurs moyens de combattre l’effet de serre, à l’occasion d’une conférence de l’Onu en cours à New Delhi depuis neuf jours. Les États-Unis ont saisi l’occasion de ces nouvelles négociations climatiques, les premières organisées dans un pays en développement depuis leur rejet du protocole de Kyoto, pour courtiser les pays du Sud et tenter de sortir de leur isolement sur cet accord international de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Leur représentante, Paula Dobriansky, a expliqué que « la croissance économique est la clé de tout progrès en matière d’environnement ». Pour elle, « l’élimination de la pauvreté est le plus grand défi » auquel est confrontée la communauté internationale, et notamment les pays en développement. Mme Dobriansky a signifié ainsi que le développement passait devant la lutte contre le réchauffement planétaire, prenant néanmoins soin de souligner la « préoccupation » de son pays devant les « impacts » du changement climatique pour les pays pauvres et les petits États insulaires. Elle s’adressait aux pays du Sud, notamment au pays hôte et à la Chine, qui considèrent toute limitation juridiquement contraignante de leurs émissions de gaz à effet de serre comme une entrave à leur décollage. Elle a évité toute mention directe du protocole que la plupart des pays en développement ont appelé dans leurs interventions à ratifier, dans le sillage des pays industriels, Australie exceptée. Mais elle a rappelé que les États-Unis avaient présenté en février un plan de remplacement qui conduira à ralentir la hausse des émissions américaines. Ironie notée en privé par plusieurs diplomates européens, les Américains avaient notamment fait valoir près d’un an plus tôt en rejetant Kyoto que l’accord était « injuste », ne pénalisant que l’économie des pays industriels et n’imposant pas de limitation d’émissions polluantes aux pays en développement, Chine et Inde notamment. Jeudi, Mme Dobriansky a relevé que l’économie américaine faisait sentir ses effets à l’échelle mondiale et conditionnait ainsi la prospérité des pays du Sud. Si la politique américaine sur le climat entravait la croissance économique nationale, « les Américains ne seraient pas les seuls à en pâtir », a-t-elle insisté. Mme Dobriansky s’est attiré quelques répliques ciblées de ses collègues européens tandis que les diplomates du Nord et du Sud s’étripaient sur les termes d’une Déclaration de Delhi devant être adoptée au dernier jour de la conférence vendredi. Le ministre allemand de l’Environnement, Juergen Trittin, a observé qu’« un pays » avait fait le lien entre développement durable et changement climatique en estimant que combattre l’effet de serre nuisait à la croissance économique. « La réponse est simple, ce qui serait le plus coûteux et le plus dommageable pour l’économie, ce serait de s’abstenir de combattre le changement climatique ». « Croire au développement durable sans forte réduction par les gros émetteurs est illusoire », a observé plus sobrement le ministre français de l’Écologie, Mme Roselyne Bachelot, un peu plus tard. Les États-Unis émettent le quart des rejets mondiaux de CO2, le principal gaz à effet de serre.
Les États-Unis et l’Europe ont étalé jeudi leurs divergences sur les meilleurs moyens de combattre l’effet de serre, à l’occasion d’une conférence de l’Onu en cours à New Delhi depuis neuf jours. Les États-Unis ont saisi l’occasion de ces nouvelles négociations climatiques, les premières organisées dans un pays en développement depuis leur rejet du protocole de Kyoto, pour courtiser les pays du Sud et tenter de sortir de leur isolement sur cet accord international de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Leur représentante, Paula Dobriansky, a expliqué que « la croissance économique est la clé de tout progrès en matière d’environnement ». Pour elle, « l’élimination de la pauvreté est le plus grand défi » auquel est confrontée la communauté internationale, et notamment les pays en...