Rechercher
Rechercher

Actualités - Analyse

Changes et Bourses Dollar résistant dans un marché attentiste

Le dollar a présenté hier une grande résistance aux influences baissières en provenance de la fragilité de l’économie américaine illustrée la veille par la rechute brutale de l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis en octobre. À cela aurait contribué, selon les cambistes, l’intégration de ce facteur dans les cours du billet vert, limitant ainsi le potentiel de sa baisse. Dans ces conditions et en l’absence de nouveaux indicateurs hier, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive, en attendant la publication aujourd’hui d’une batterie de statistiques dont la première estimation du PIB américain au troisième trimestre et l’indice PMI des directeurs d’achats de Chicago en octobre qui est censé donner un aperçu de ce que pourrait être demain l’indice ISM qui mesure l’activité des directeurs d’achats dans l’ensemble du secteur manufacturier aux États-Unis pendant la même période. De plus, les conjectures selon lesquelles le plan antidéflation du gouvernement japonais aura besoin d’un yen faible pour renforcer l’économie nippone ont constitué un facteur de soutien au dollar. Il en est de même de la baisse de l’indicateur systématique de l’INSEE, évaluant le climat des affaires en France de 97 points en septembre à 94 points en octobre qui a un peu pesé sur l’euro. Cela, d’autant que les marchés venaient d’apprendre d’une enquête Reuters que l’Allemagne restera en queue du peloton européen de croissance l’an prochain, avec un taux révisé de 2,4 % à 1,4 %. Compte tenu de toutes ces considérations et eu égard à la reprise des places boursières américaines, le dollar s’est finalement négocié à New York à 0,9843 pour un euro contre 0,9840 la veille, à 1,5580 pour un sterling contre 1,5575, à 1,4885 FS contre 1,4895 et à 122,95 yens contre 123. Les Bourses dans le vert En Bourse, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés dans le vert hier, malgré la propension des opérateurs en fin de journée à engranger les gains que leur procure la hausse de certains titres. Pourtant, les déclarations du PDG d’IBM, qui a estimé devant des clients que le marché des technologies de l’information montrait des signes de reprise, ont soutenu la cote. Il en est de même des achats de fin de mois par les gestionnaires de portefeuilles. En effet, Wall Street a dû réduire ses gains en clôture à 0,7 % et le Nasdaq à 2,1% dans des échanges actifs. Plus tôt dans la matinée, les Bourses européennes avaient fini toutes en hausse, soutenues par le rebond de Wall Street à l’ouverture et la publication de nouvelles encourageantes de plusieurs sociétés comme Unilever, Allied Domecq, BP, Alcatel, Saint-Gobain... À Beyrouth, le dollar, de recherché qu’il était la veille, a été offert plutôt hier pour des raisons en rapport avec les ajustements de certaines positions de change liés à l’échéance mensuelle. Mais, en raison de la persistance d’une certaine demande et grâce aussi au maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention en l’état, le billet vert, qui a été fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, devait être négocié sur le marché interbancaire entre 1 513,50 et 1 513,75 LL. À la Bourse de Beyrouth, toujours désertée par les opérateurs, on a relevé hier la hausse de 14 097 actions A de Solidere de 4 à 4 1/8 $ et le maintien de 1 350 actions B de la même société à 4 3/8 $ ainsi que de 14 760 actions C de la banque Audi à 14 3/4 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a présenté hier une grande résistance aux influences baissières en provenance de la fragilité de l’économie américaine illustrée la veille par la rechute brutale de l’indice de confiance des consommateurs aux États-Unis en octobre. À cela aurait contribué, selon les cambistes, l’intégration de ce facteur dans les cours du billet vert, limitant ainsi le potentiel de sa baisse. Dans ces conditions et en l’absence de nouveaux indicateurs hier, nombre d’opérateurs ont estimé devoir rester sur la défensive, en attendant la publication aujourd’hui d’une batterie de statistiques dont la première estimation du PIB américain au troisième trimestre et l’indice PMI des directeurs d’achats de Chicago en octobre qui est censé donner un aperçu de ce que pourrait être demain l’indice ISM qui mesure...