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La Belgique sportive pleure son Grand Prix

Les décideurs politiques et sportifs belges ont réagi avec déception et amertume hier à la décision prise la veille par la commission de Formule 1 de la Fédération internationale automobile (FIA) de retirer du calendrier 2003 le Grand Prix de Belgique. Ce choix, qui doit être confirmé en décembre par la FIA, est intervenu faute d’accord des écuries avec l’interdiction de la publicité sur le tabac en Belgique. De nombreuses voix s’élèvent au plat pays pour dénoncer avec rancœur le vote du Sénat belge qui avait rejeté en juillet dernier une demande de dérogation à la loi interdisant la publicité pour le tabac, devant entrer en vigueur dès le 1er août 2003. « Faute de dérogation, la Fédération internationale automobile (FIA) a été logique avec elle-même », constate dépité John Goossens, président du Royal Automobile Club de Belgique. La FIA qui précisait qu’« en l’absence d’un accord unanime entre les écuries de courir le Grand Prix de Belgique 2003 sans publicité liée au tabac, cet événement avait dû être retiré du calendrier du championnat du monde ». Couru sur le circuit de Spa-Francorchamps considéré comme l’un des plus beaux du monde, ce Grand Prix est très apprécié des pilotes. Mais ces derniers n’auront sans doute plus l’occasion de s’y produire. À moins d’un ultime retournement de situation, improbable, mais toujours possible selon certains décideurs belges. « À ce que je sache, notre Grand Prix n’a pas été remplacé dans le calendrier 2003 et la décision définitive de la FIA n’interviendra qu’en décembre. Cela nous laisse un espoir, certes maigre, d’obtenir in extremis le maintien de l’épreuve », estime Serge Kubla, le ministre wallon de l’Économie. Même les élus écologistes, pourtant farouchement opposés à toute dérogation à la loi antitabac, semblent disposés « à faire un geste pour trouver une solution de compromis ». « Sans une décision expresse des hommes politiques belges pour permettre une dérogation à la loi antitabac, je crains que le GP de Belgique, qui devait se dérouler le 31 août, n’ait plus jamais lieu. Face aux candidatures de la Russie et de la Chine pour 2004, Spa ne fera pas le poids », craint M. Goossens. Pour la presse belge, fataliste, il reste peu de chance pour qu’un Grand Prix de F1 se déroule encore un jour en Belgique. Un éditorialiste du quotidien La Dernière Heure/Les Sports blâmait hier « les politiciens belges, mus par un extraordinaire pouvoir d’autodestruction » et coupables à ses yeux d’« avoir mis à mort le plus prestigieux rendez-vous international du sport en Belgique ». La disparition de l’épreuve belge constituerait selon plusieurs élus locaux « une catastrophe économique » pour la région de Spa. Une étude américaine réalisée il y a quelques années estimait à 25 millions d’euros les retombées directes de la F1 pour la région de Spa.
Les décideurs politiques et sportifs belges ont réagi avec déception et amertume hier à la décision prise la veille par la commission de Formule 1 de la Fédération internationale automobile (FIA) de retirer du calendrier 2003 le Grand Prix de Belgique. Ce choix, qui doit être confirmé en décembre par la FIA, est intervenu faute d’accord des écuries avec l’interdiction de la publicité sur le tabac en Belgique. De nombreuses voix s’élèvent au plat pays pour dénoncer avec rancœur le vote du Sénat belge qui avait rejeté en juillet dernier une demande de dérogation à la loi interdisant la publicité pour le tabac, devant entrer en vigueur dès le 1er août 2003. « Faute de dérogation, la Fédération internationale automobile (FIA) a été logique avec elle-même », constate dépité John Goossens, président du...