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Actualités - Chronologie

Les prisonniers afghans revenus de Guantanamo innocentés

L’envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, a précisé hier que les Afghans libérés de la base américaine de Guantanamo (Cuba) après des mois de détention avaient été innocentés de tout lien avec le réseau el-Qaëda. « Ils sont maintenant nos invités et retourneront demain dans leur famille », a déclaré le ministre afghan de l’Intérieur, Taj Mohammad Wardak, après s’être entretenu avec les trois hommes. « Nous ne savons pas leur degré d’éventuelle responsabilité, mais si les États-Unis ont décidé de les relâcher, cela signifie quelque chose », a-t-il ajouté. Une enquête de l’Onu est « souhaitable » sur les détentions controversées de prisonniers sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), a pour sa part estimé Kamal Hussain, rapporteur des Nations unies sur les droits de l’homme en Afghanistan. Sur leur lit en fer au mince matelas, dans une petite chambre de l’hôpital militaire de Kaboul, les trois Afghans relâchés clament leur innocence. « Je n’ai commis aucun crime. Les talibans m’ont forcé à rejoindre leurs rangs. Je n’en étais pas vraiment un », assure Jon Mohammad, 34 ans, une barbe drue et un physique massif. Son voisin de chambre, Haji Faïz Mohammad, se lève soudain, pieds nus sur le carrelage. Interrogé sur son âge, le vieil homme répond en exagérant sûrement : « 105 ans. » Plus tard, le vieillard relate avoir été arrêté dans la ville de Deh Rawud (province de l’Uruzgan). Il confie avoir été également bien traité à Guantanamo, « avec suffisamment de nourriture et de vêtements et une douche tous les six jours ». Le troisième patient s’appelle Haji Mohammad Sidiq. Il vient de la province de Khost (Centre- Est). Il est âgé, 90 ans, affirme-t-il. Les trois hommes, issus de l’ethnie pachtoune, ont chacun reçu de l’armée américaine un petit sac de voyage bleu marine, qu’ils ont rangé au bout de leur lit. Il contient des vêtements, des affaires de toilette, un Coran. Ils ont été remis dimanche aux autorités afghanes, à la base militaire américaine de Bagram, à cinquante kilomètres au nord de la capitale afghane, en présence du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).
L’envoyé spécial des États-Unis en Afghanistan, Zalmay Khalilzad, a précisé hier que les Afghans libérés de la base américaine de Guantanamo (Cuba) après des mois de détention avaient été innocentés de tout lien avec le réseau el-Qaëda. « Ils sont maintenant nos invités et retourneront demain dans leur famille », a déclaré le ministre afghan de l’Intérieur, Taj Mohammad Wardak, après s’être entretenu avec les trois hommes. « Nous ne savons pas leur degré d’éventuelle responsabilité, mais si les États-Unis ont décidé de les relâcher, cela signifie quelque chose », a-t-il ajouté. Une enquête de l’Onu est « souhaitable » sur les détentions controversées de prisonniers sur la base américaine de Guantanamo (Cuba), a pour sa part estimé Kamal Hussain, rapporteur des Nations unies sur les droits...