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Actualités - Chronologie

Paris s’active pour éviter une crise ouverte à l’Onu

La diplomatie française s’est activée ces derniers jours auprès des membres du Conseil de sécurité de l’Onu pour éviter coûte que coûte une crise ouverte sur l’Irak avec les États-Unis, qui menace d’éclater. En l’espace de 48 heures, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a coup sur coup proposé une réunion au niveau ministériel du Conseil de sécurité de l’Onu et invité les États-Unis à adopter une attitude « responsable » en tant que grande puissance, sans écarter que Paris mette « officiellement » sa propre résolution sur la table si aucun accord n’est trouvé. Au moment où les membres du Conseil de sécurité entamaient une semaine de consultations cruciales sur le projet de résolution américain – en présence du chef des inspecteurs du désarmement irakien, Hans Blix –, M. de Villepin a indiqué lundi que Washington ne pouvait jouer sur les deux tableaux à la fois, c’est-à-dire dans le cadre de l’Onu et de façon « unilatérale ». « Il ne peut pas y avoir à la fois une action collective et une action unilatérale. Il faut choisir », a déclaré M. de Villepin. « Dès lors que nous sommes dans le cadre du Conseil de sécurité, il faut que la responsabilité collective s’exerce à plein. Et cette responsabilité collective ne peut pas se déléguer », a-t-il souligné, faisant allusion au projet de résolution américain qui laisse la porte ouverte, selon Paris, à une guerre contre Bagdad. Paris défend depuis le début des négociations à New York le principe d’une approche en deux temps, rendant nécessaire une nouvelle réunion du Conseil si les inspecteurs en désarmement devaient constater des manquements de l’Irak à ses obligations en la matière. La France a distribué jeudi aux autres membres du Conseil une version largement revue du projet américain de résolution sur le désarmement irakien. Le « non-papier » français n’a pas été présenté comme une alternative au texte américain, mais il constitue cependant une version très remaniée, avec des paragraphes inversés, qui met en exergue ses priorités. La France aurait notamment proposé qu’il ne soit plus déclaré que l’Irak « se trouve toujours en violation flagrante des résolutions relatives à son désarmement » car cette expression pourrait être éventuellement interprétée comme un feu vert à une intervention militaire américaine immédiate. La version française conserve la menace de « conséquences graves », y compris le recours à la force, mais seulement en dernier recours. La mention de « conséquences graves » serait ainsi reléguée à la fin de la résolution, et surtout après d’autres paragraphes dans lesquels il est spécifié que, en cas de non-respect des obligations de l’Irak en matière de désarmement, le Conseil de sécurité sera convoqué. Ce remaniement du texte américain cadre avec l’approche en deux temps proposée par la France, mais satisfait à moitié Washington. « Les Américains semblent désireux que l’Onu aboutisse à une résolution, mais à condition qu’elle ne leur lie pas trop les mains. Ils reprennent d’une main ce qu’ils donnent de l’autre en acceptant le principe d’une résolution faisant état d’un retour au Conseil mais en durcissant fortement le texte », a indiqué une source diplomatique française. C’est dans ce contexte que M. de Villepin a proposé de réunir le Conseil de sécurité au niveau ministériel, afin de lever les derniers blocages. Le ministre français a d’ores et déjà évoqué cette éventualité avec ses homologues siégeant en tant que membres permanents du Conseil (Grande-Bretagne, États-Unis, Russie et Chine). Alors que le temps presse, une telle réunion éviterait que Paris – qui compte à tout prix ne pas en arriver au veto – mette sur la table son propre projet de résolution, une possibilité également évoquée par M. de Villepin ce week-end.
La diplomatie française s’est activée ces derniers jours auprès des membres du Conseil de sécurité de l’Onu pour éviter coûte que coûte une crise ouverte sur l’Irak avec les États-Unis, qui menace d’éclater. En l’espace de 48 heures, le ministre français des Affaires étrangères Dominique de Villepin a coup sur coup proposé une réunion au niveau ministériel du Conseil de sécurité de l’Onu et invité les États-Unis à adopter une attitude « responsable » en tant que grande puissance, sans écarter que Paris mette « officiellement » sa propre résolution sur la table si aucun accord n’est trouvé. Au moment où les membres du Conseil de sécurité entamaient une semaine de consultations cruciales sur le projet de résolution américain – en présence du chef des inspecteurs du désarmement irakien,...