Rechercher
Rechercher

Actualités

Le constructeur nippon affiche des résultats semestriels record

En dépit d’une rentabilité désormais au top niveau de l’industrie automobile mondiale, Carlos Ghosn, le président-directeur général de Nissan Motor Company, a affirmé hier que le meilleur était encore à venir pour le constructeur japonais contrôlé par Renault. Pour la cinquième fois consécutive, Nissan, sauvé d’une faillite quasi-certaine en mars 1999, par son alliance avec le constructeur français, a affiché des résultats semestriels record. Avec une marge bénéficiaire de 10,6 %, le numéro trois nippon est installé dans le peloton de tête de la rentabilité chez les constructeurs généralistes. « Le meilleur est encore à venir », a lancé M. Ghosn en présentant à la presse les résultats préliminaires non audités pour la période avril-septembre 2002. Les chiffres affichés, le bénéfice net semestriel progressant de 24,2 % à 286 milliards de yen (2,5 milliards d’euros), ont suscité la réaction positive des analystes et pourraient faire flamber l’action Nissan aujourd’hui à la Bourse de Tokyo. Pour l’ensemble de l’année, le bénéfice net est attendu à 4.90 milliards de yens (4,2 milliards d’euros). Le directeur général de Nissan n’a pas ignoré les nuages noirs qui s’accumulent à l’horizon de l’industrie automobile mondiale. Parmi les principaux dangers, il a cité une contraction du marché automobile américain, une reprise possible du mouvement de grève des dockers sur la côte Ouest des États-Unis qui pénaliserait lourdement les exportateurs japonais, et la perte de confiance qui affecte les marchés financiers au Japon. Il y oppose essentiellement la dynamique créée par le redressement spectaculaire de Nissan, dont l’entrée en force sur le marché chinois est la plus récente illustration. Des trois engagements au cœur de ce programme triennal, qui a succédé au Plan de renaissance de Nissan bouclé en mars dernier avec un an d’avance sur le calendrier, l’un est déjà dépassé, la marge bénéficiaire. L’autre, sur l’endettement, est pratiquement atteint. La dette de Nissan, qui représentait 2 100 milliards de yens en mars 1999, serait ramenée à seulement 80 milliards fin mars 2003. Reste l’augmentation d’un million d’unités des ventes mondiales du constructeur d’ici à fin mars 2005. Au Japon, la bonne nouvelle est que les nouveaux modèles lancés récemment ont enfin permis de renverser la tendance historique au déclin de la part de marché de Nissan. Le numéro trois nippon a gagné en six mois 1,2 point de part de marché, à 18,8 % (hors le segment des mini-voitures sur lequel il vient tout juste de faire son entrée). Selon Carlos Ghosn, Nissan vend en moyenne chaque mois plus de 14 000 unités de la nouvelle petite March, très au-delà de l’objectif de 8 000 ventes mensuelles. Quand à la nouvelle Fairlady Z, lointaine héritière de la légendaire Datsun 240 Z, le quota de ventes pour l’année a été écoulé en deux mois. Aux États-Unis, en dépit du refus de M. Ghosn de suivre les constructeurs américains dans une politique de rabais qu’il juge « insoutenable », la part de marché de Nissan a néanmoins progressé de 4 à 4,2 %. Le point noir reste l’Europe, où Nissan réussit l’exploit de ne plus perdre d’argent mais où les ventes ont chuté de 9,4 % entre avril et septembre. M. Ghosn a estimé que la marque continuerait à souffrir jusqu’à l’arrivée en janvier prochain de la nouvelle Micra, sœur européenne de la March. Et il a indiqué que Nissan offrirait bientôt des moteurs diesel d’origine Renault sur toute sa gamme européenne de voitures particulières. Pour encourager les petits actionnaires japonais, qui ne détiennent que 6 % du capital de Nissan, à revenir sur le titre, Carlos Ghosn proposera de tripler en trois ans le dividende annuel, qui passerait de 8 à 24 yens d’ici à 2005. C’est aussi une bonne nouvelle pour Renault, qui détient 44,4 % des actions.
En dépit d’une rentabilité désormais au top niveau de l’industrie automobile mondiale, Carlos Ghosn, le président-directeur général de Nissan Motor Company, a affirmé hier que le meilleur était encore à venir pour le constructeur japonais contrôlé par Renault. Pour la cinquième fois consécutive, Nissan, sauvé d’une faillite quasi-certaine en mars 1999, par son alliance avec le constructeur français, a affiché des résultats semestriels record. Avec une marge bénéficiaire de 10,6 %, le numéro trois nippon est installé dans le peloton de tête de la rentabilité chez les constructeurs généralistes. « Le meilleur est encore à venir », a lancé M. Ghosn en présentant à la presse les résultats préliminaires non audités pour la période avril-septembre 2002. Les chiffres affichés, le bénéfice net...