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Actualités - Chronologie

Iran Khatami se pose en rempart contre la « dictature »

Le président Mohammad Khatami s’est érigé dimanche devant le Parlement en garant des droits et des libertés des Iraniens contre une possible « dérive dictatoriale » des organes du pouvoir non élus, tous aux mains des conservateurs. Venu présenter aux députés le rapport économique de son gouvernement pour l’année fiscale 2001-2002, le président, confronté à l’obstruction constante des conservateurs depuis sa première élection triomphale en 1997, a surtout défendu sa politique de réforme pour « l’instauration de la démocratie » et « le règne de la loi », dans un discours diffusé par la radio d’État. S’il a fait déposer récemment deux projets de loi restreignant les pouvoirs des conservateurs et augmentant les siens, ce n’est pas, a-t-il assuré, par tentation « hégémonique », comme l’en ont violemment accusé ses adversaires, mais pour soumettre à un contrôle ceux qui aujourd’hui y échappent totalement. « S’il faut s’inquiéter du risque d’une dérive dictatoriale – et effectivement il faut s’en inquiéter –, il faut regarder vers les institutions qui ont jusqu’au pouvoir de violer la Constitution, mais qui n’ont pas à répondre » devant le peuple, a déclaré aux députés le président, se voulant pugnace. « Avec l’aide de Dieu, je ne reculerai pas devant les menaces et les pressions dans ma décision de défendre les droits et les libertés du peuple », a-t-il prévenu. M. Khatami s’est attaqué de front aux conservateurs en saisissant le Parlement de deux textes, l’un restreignant le champ d’intervention du Conseil de surveillance, gardien de la Constitution, sur les candidatures aux élections, l’autre conférant au président le pouvoir de suspendre des décisions de justice « anticonstitutionnelles ». Cibles désignées de ces projets de loi actuellement examinés en commissions parlementaires et susceptibles d’être soumis aux députés dans les prochaines semaines : les conservateurs, qui tiennent le Conseil de surveillance et l’appareil judiciaire, comme la quasi-totalité des instruments de pouvoir.
Le président Mohammad Khatami s’est érigé dimanche devant le Parlement en garant des droits et des libertés des Iraniens contre une possible « dérive dictatoriale » des organes du pouvoir non élus, tous aux mains des conservateurs. Venu présenter aux députés le rapport économique de son gouvernement pour l’année fiscale 2001-2002, le président, confronté à l’obstruction constante des conservateurs depuis sa première élection triomphale en 1997, a surtout défendu sa politique de réforme pour « l’instauration de la démocratie » et « le règne de la loi », dans un discours diffusé par la radio d’État. S’il a fait déposer récemment deux projets de loi restreignant les pouvoirs des conservateurs et augmentant les siens, ce n’est pas, a-t-il assuré, par tentation « hégémonique », comme l’en ont...