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Actualités - Chronologie

L’Inde annonce un retrait militaire de sa frontière avec Islamabad

L’Inde a annoncé hier le retrait de certaines de ses troupes de sa frontière avec le Pakistan, à l’exception de la région disputée du Cachemire. Ce geste marque l’un des premiers signes majeurs de désescalade depuis décembre dernier entre les deux États nucléaires voisins. Dans un communiqué lu par le ministre indien de la Défense George Fernandes, le gouvernement indien indique qu’il a demandé aux forces armées « de se redéployer de leurs positions sur la frontière internationale avec le Pakistan sans remettre en cause leur capacité à répondre rapidement en situation d’urgence ». En revanche, les forces armées « ne baisseront pas la garde au Jammu et Cachemire », a ajouté M. Fernandes, qui a également exclu toute reprise du dialogue avec le Pakistan, réclamée par les pays occidentaux, « tant que le terrorisme transfrontalier n’aura pas complètement cessé ». Le communiqué précise que le comité gouvernemental sur la sécurité a pris cette décision, car l’armée « a accompli les objectifs qui lui ont été fixés ». Le texte officiel ne précise pas l’ampleur du retrait envisagé. Des organes de sécurité indiens avaient recommandé mercredi une réduction des troupes déployées à la frontière avec le Pakistan, concluant à l’issue d’une réunion que « la poursuite d’un déploiement maximum n’est peut-être pas nécessaire », a indiqué un responsable. Un consensus sur cette question s’était dégagé lors d’une réunion entre le cabinet de sécurité de l’Inde, le Conseil national de sécurité (NSAB) et le groupe de politique stratégique. Selon un membre du NSAB, cette instance avait recommandé « un retrait proportionné et par étapes » de la frontière internationale avec le Pakistan. Selon une source gouvernementale, quelque 700 000 soldats sont déployés à la frontière pakistanaise depuis un attentat contre le Parlement fédéral indien en décembre. Le coût de ce déploiement massif est estimé à environ 20 milliards de roupies (400 millions de dollars). New Delhi accuse Islamabad d’encourager les « infiltrations » de rebelles musulmans vers le territoire indien, notamment au niveau du Cachemire, divisé entre les deux États nucléaires voisins depuis 1947.
L’Inde a annoncé hier le retrait de certaines de ses troupes de sa frontière avec le Pakistan, à l’exception de la région disputée du Cachemire. Ce geste marque l’un des premiers signes majeurs de désescalade depuis décembre dernier entre les deux États nucléaires voisins. Dans un communiqué lu par le ministre indien de la Défense George Fernandes, le gouvernement indien indique qu’il a demandé aux forces armées « de se redéployer de leurs positions sur la frontière internationale avec le Pakistan sans remettre en cause leur capacité à répondre rapidement en situation d’urgence ». En revanche, les forces armées « ne baisseront pas la garde au Jammu et Cachemire », a ajouté M. Fernandes, qui a également exclu toute reprise du dialogue avec le Pakistan, réclamée par les pays occidentaux, « tant que le...