Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Chirac veut « éviter une nouvelle guerre au Proche-Orient »

Le président français Jacques Chirac a affirmé hier à Alexandrie que « la France, membre permanent du Conseil de sécurité, prendra ses responsabilités » aux Nations unies afin d’éviter une guerre dont le Moyen-Orient « n’a pas besoin ». Toutefois, dans l’entourage de Jacques Chirac, on expliquait que la France n’excluait aucune solution militaire, dans le cadre des Nations unies, dans l’hypothèse de manquements graves de l’Irak à ses obligations vis-à-vis des inspecteurs en désarmement de l’Onu. M. Chirac a commencé à Alexandrie une tournée au Moyen-Orient qui le conduira, jusqu’à dimanche, à Beyrouth, Damas et Amman, dans un contexte de tensions entre l’Irak et la communauté internationale. Sur le conflit israélo-palestinien comme sur l’Irak, le président français a prôné le dialogue, seul moyen à ses yeux, d’éviter l’escalade de la violence et la guerre. « Cette région n’a pas besoin d’une guerre supplémentaire si on peut l’éviter », a déclaré M. Chirac au cours d’un point de presse à l’issue d’un entretien avec son homologue égyptien Hosni Moubarak au palais de Montazah, ancienne résidence d’été du roi Fouad. Rappelant que l’objectif de la France était le désarmement de l’Irak, il a affirmé être « ouvert » au vote d’une nouvelle résolution du Conseil de sécurité de l’Onu pour « améliorer les conditions de travail des inspecteurs » en désarmement, conformément aux demandes de leur chef, Hans Blix. Jacques Chirac a réaffirmé son désaccord avec les Américains qui demandent que cette même résolution autorise la communauté internationale à « intervenir militairement » si les autorités irakiennes font de « l’obstruction ». « J’ai toujours pensé que la guerre est la plus mauvaise des solutions. Tout doit être fait pour l’éviter », a-t-il dit. Toutefois, si Bagdad empêchait les inspecteurs d’« assumer leur mission dans des conditions convenables », il a jugé nécessaire que le Conseil de sécurité se réunisse à nouveau pour mesurer « l’ampleur » des manquements et prendre « une décision qui n’exclut aucune option », y compris militaire. Jacques Chirac a affirmé que la France ferait « tout » pour que la résolution à laquelle travaille le Conseil de sécurité « soit conforme à ce que nous estimons être l’intérêt de la région, l’intérêt de la morale, une certaine idée de l’ordre international ». « Si nous n’y arrivons pas, la France, membre permanent du Conseil de sécurité, prendra ses responsabilités », a-t-il dit sans pour autant prononcer le mot de veto. S’agissant du conflit israélo-palestinien, Jacques Chirac a rappelé la proposition française d’une conférence internationale « pour arrêter cette escalade dans l’irrationnel ». « La paix viendra du dialogue, elle ne viendra pas des armes », a-t-il dit. Pour sa part, Hosni Moubarak a vivement dénoncé le gouvernement du Premier ministre israélien Ariel Sharon, « le plus sanglant et le plus violent que la région ait connu ». « La conférence internationale peut constituer une solution. Il faut attendre et voir », a dit le président égyptien.
Le président français Jacques Chirac a affirmé hier à Alexandrie que « la France, membre permanent du Conseil de sécurité, prendra ses responsabilités » aux Nations unies afin d’éviter une guerre dont le Moyen-Orient « n’a pas besoin ». Toutefois, dans l’entourage de Jacques Chirac, on expliquait que la France n’excluait aucune solution militaire, dans le cadre des Nations unies, dans l’hypothèse de manquements graves de l’Irak à ses obligations vis-à-vis des inspecteurs en désarmement de l’Onu. M. Chirac a commencé à Alexandrie une tournée au Moyen-Orient qui le conduira, jusqu’à dimanche, à Beyrouth, Damas et Amman, dans un contexte de tensions entre l’Irak et la communauté internationale. Sur le conflit israélo-palestinien comme sur l’Irak, le président français a prôné le dialogue, seul...