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Actualités - Analyse

Des visées israéliennes qui remontent à la nuit des temps

Un sac de riz pour la Somalie, comme jadis Kouchner ? Plutôt un peu d’eau à boire pour vingt villages assoiffés du Liban-Sud. Car charité bien ordonnée commence par soi-même. Et par solliciter le soutien des amis, francophones en tête. C’est bien pourquoi c’est à la veille du IXe Sommet de la galaxie postvoltairienne, que le Liban a inauguré, en grande pompe (c’est le mot) les installations sur le Wazzani. Une opération à haut risque ? Peut-être bien, mais un risque calculé. Car les Américains la protègent, bon gré, mal gré. Ils ne veulent pas en effet, ils l’ont clairement proclamé, que des eaux troubles viennent brouiller la visibilité régionale avant le grand coup qu’ils comptent frapper en Irak. Mais après ? Après, qui vivra verra. Le pari paraît en tout cas jouable. Cela fait, en effet, des millénaires qu’Eretz Israël, le projet biblique d’un Grand Israël, mentionne comme premier objectif la captation des eaux, du Nil à l’Euphrate. Ces convoitises hydrauliques antiques n’ont pu se réaliser que très partiellement, en terre même de Palestine, sur le Jourdain, dont le Hasbani et le Wazzani sont des affluents.Cette rivière, Israël l’avait éhontément exploitée, ainsi que le Hasbani, durant les vingt-deux années pendant lesquelles il avait occupé le Sud. Toujours est-il que, selon des sources diplomatiques, les discussions des Américains avec Sharon, vont porter ce dernier à mettre de l’eau dans son vin (c’est encore le mot). Du reste, ces observateurs notent une décrispation certaine depuis que les Américains sont entrés en ligne. Et que les décideurs, de leur côté, ont fait savoir que la résistance libanaise ne va pas jeter de l’huile sur le feu. En définitive, les protagonistes devraient s’accorder implicitement pour laisser le dossier aux mains de l’Onu. Un arbitrage que le Liban accepte et qu’il appelle même de ses vœux, de préférence à une solution directe américaine. P.A-A.
Un sac de riz pour la Somalie, comme jadis Kouchner ? Plutôt un peu d’eau à boire pour vingt villages assoiffés du Liban-Sud. Car charité bien ordonnée commence par soi-même. Et par solliciter le soutien des amis, francophones en tête. C’est bien pourquoi c’est à la veille du IXe Sommet de la galaxie postvoltairienne, que le Liban a inauguré, en grande pompe (c’est le mot) les installations sur le Wazzani. Une opération à haut risque ? Peut-être bien, mais un risque calculé. Car les Américains la protègent, bon gré, mal gré. Ils ne veulent pas en effet, ils l’ont clairement proclamé, que des eaux troubles viennent brouiller la visibilité régionale avant le grand coup qu’ils comptent frapper en Irak. Mais après ? Après, qui vivra verra. Le pari paraît en tout cas jouable. Cela fait, en effet, des...