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Bruno Cheyrou : bousculer la hiérarchie

Avec l’arrivée des Bleus nouveaux, la langue de bois n’est plus de rigueur en équipe de France de football où les jeunes, à l’image de Bruno Cheyrou, font souffler un sympathique vent de fraîcheur. « Si je vous dis que je viens prendre la place de Zinédine Zidane, vous allez rigoler. Il y a quelques postes où il existe une hiérarchie établie sur un palmarès et des performances. Mais, on (les jeunes) vient à Clairefontaine pour essayer de démontrer à l’entraîneur que l’on peut apporter quelque chose. Après, cela sera à lui de faire ses choix », explique l’aîné des Cheyrou, totalement épanoui. Ce discours doit donner entière satisfaction au nouveau patron des Bleus, qui a été le premier à avertir ses jeunes pousses de ne pas faire preuve de trop de respect. Histoire sans doute de créer l’électrochoc nécessaire après le fiasco coréen. Cela n’empêche pas Bruno Cheyrou d’avoir beaucoup de considération professionnelle, surtout pour un monument comme Marcel Desailly. « J’ai essayé de le tester lors du match contre Chelsea. Mais il m’a pris et je n’ai pas réussi à le passer », commente amusé le nouveau buteur de Liverpool. « Cheyroudriguez » Car l’ancien Lillois, aux coups de génie épisodiques, a désormais fait place à un joueur complet, plus agressif, « méchant dans le bon sens du terme », qui a appris « à mettre les crampons et à être physique ». « Gérard Houllier m’avait prévenu en début de saison que je resterais un peu sur le banc pour m’imprégner de l’ambiance, du rythme. À chaque sortie, j’essaie de lui montrer que j’ai bien retenu la leçon pour éviter de retourner sur le banc. De toute façon, à Liverpool, nous sommes tous obligés de gagner notre place », explique le milieu offensif des Reds, recruté avec el-Hadji Diouf « pour améliorer la fluidité du jeu et conserver le ballon car l’équipe jouait un peu trop à l’anglaise la saison dernière », explique-t-il. Cela ne l’a pas empêché de marquer son premier but sous ses nouvelles couleurs en prenant ses responsabilités comme un grand. « Le coach nous demande de prendre des risques plutôt que de faire des gris-gris » insiste Bruno Cheyrou, séduit par « les excellentes conditions de travail » et pour qui « jouer à Anfield Road tous les week-ends c’est un peu un rêve de gosse ». Pourtant, Bruno Cheyrou conserve la nostalgie du Racing Paris, « mon club de 6 à 16 ans avec qui je conserve des liens très étroits ». En revanche, il a la dent dure contre Luis Fernandez qui « ne connaît même pas mon nom ». « Cela aurait peut-être été différent si je m’étais appelé Cheyroudriguez », analyse-t-il ironique en faisant allusion au fort contingent sud-américain du PSG. C’est avec un grand professionnalisme qu’il entend aborder cette deuxième convocation, après la Tunisie, en équipe de France. « Je ne revendique rien du tout. Mais je ne viens pas pour autant pour porter les piquets à l’entraînement. Je pense que Jacques Santini a une idée très précise de ce qu’il veut faire. Mais, lors des séances d’entraînement, on peut le faire changer d’avis », insiste un Cheyrou sans complexe, au discours totalement en phase avec le sélectionneur.
Avec l’arrivée des Bleus nouveaux, la langue de bois n’est plus de rigueur en équipe de France de football où les jeunes, à l’image de Bruno Cheyrou, font souffler un sympathique vent de fraîcheur. « Si je vous dis que je viens prendre la place de Zinédine Zidane, vous allez rigoler. Il y a quelques postes où il existe une hiérarchie établie sur un palmarès et des performances. Mais, on (les jeunes) vient à Clairefontaine pour essayer de démontrer à l’entraîneur que l’on peut apporter quelque chose. Après, cela sera à lui de faire ses choix », explique l’aîné des Cheyrou, totalement épanoui. Ce discours doit donner entière satisfaction au nouveau patron des Bleus, qui a été le premier à avertir ses jeunes pousses de ne pas faire preuve de trop de respect. Histoire sans doute de créer l’électrochoc...