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Les Irakiens invités à défier Bush en plébiscitant Saddam Hussein (photo)

« Faisons en sorte que le référendum soit une riposte aux mensonges de l’Administration américaine » : ce slogan sur une banderole apposée à l’entrée du ministère de l’Information à Bagdad résume l’atmosphère qui règne à cinq jours du référendum au cours duquel les Irakiens sont appelés à exprimer leur « amour à Saddam Hussein ». Dans la plus vieille artère commerçante de Bagdad, la rue al-Rashid, toutes les colonnades datant du début du siècle sont couvertes de banderoles et de portraits du président irakien. Pas une devanture de magasin ne manque à l’appel. Les manifestations de soutien diffèrent selon la créativité des propriétaires. Elles vont de l’expression de leur « amour au président-dirigeant » à des déclarations politiques comme « Bush, écoute bien, c’est nous qui décidons, tout l’Irak veut Saddam Hussein », ou en un simple portrait orné de fleurs. En quelques jours, les banderoles ont proliféré dans tout Bagdad : sur les bâtiments officiels, les devantures des restaurants et des magasins, où elles côtoient les affiches publicitaires, les permanences de quartier du parti Baas, les véhicules de transport public. Le soir, la télévision y va du sien. Le présentateur encourage trois jeunes filles. « Ce n’est pas compliqué. Vous n’avez qu’à dire combien vous aimez “Saddam” (le prénom est utilisé en signe d’affection) et vous détestez “Bosh” (déformation du nom du président américain qui veut dire en arabe une chose de peu de valeur). » « Cette uniformité de sentiment n’est pas obtenue par la pression, mais par une nécessité de conformité à l’ordre public. Cela ne relève plus de la sociologie, à la limite de la psychanalyse, que de la politique », explique un politologue. Ce comportement existe en effet dans les « démocraties populistes » de l’ensemble du monde arabe et est identique à ce que l’on trouve par exemple en Syrie, gouvernée par une branche autrefois rivale du Baas irakien.
« Faisons en sorte que le référendum soit une riposte aux mensonges de l’Administration américaine » : ce slogan sur une banderole apposée à l’entrée du ministère de l’Information à Bagdad résume l’atmosphère qui règne à cinq jours du référendum au cours duquel les Irakiens sont appelés à exprimer leur « amour à Saddam Hussein ». Dans la plus vieille artère commerçante de Bagdad, la rue al-Rashid, toutes les colonnades datant du début du siècle sont couvertes de banderoles et de portraits du président irakien. Pas une devanture de magasin ne manque à l’appel. Les manifestations de soutien diffèrent selon la créativité des propriétaires. Elles vont de l’expression de leur « amour au président-dirigeant » à des déclarations politiques comme « Bush, écoute bien, c’est nous qui décidons,...