Dans l’atmosphère festive entourant le jubilé de Zvonimir Boban, le 7 octobre dernier, les 40 minutes passées par Fernando Redondo sur la pelouse du stade de Zagreb dans les rangs de la sélection du monde sont presque passées inaperçues. Pourtant, le monde du football est en passe de récupérer un seigneur, un des joueurs les plus élégants de la planète foot, sur et en dehors du terrain, un gentleman qui a toujours dirigé sa vie et sa carrière sportive de main de maître. « Tout ce que je peux dire, c’est que je me sens prêt. Je suis en train de passer outre mon appréhension psychologique, inévitable après une blessure aussi sérieuse », précise Redondo sur le site Internet de son club. « Je dois encore suivre un traitement pendant un mois en Belgique et après je pourrais retrouver Milanello », le centre d’entraînement du Milan AC, ajoute-t-il. Car, depuis son transfert du Real Madrid à Milan en juillet 2000, Redondo n’a pas disputé le moindre match sous ses nouvelles couleurs en raison d’une rupture du tendon rotulien du genou droit en faisant un exercice banal sur un tapis roulant. Geste incroyable De récupération en rechute, de rééducation en nouvelle opération, on pensait alors que la carrière de ce milieu récupérateur hors pair était terminée. Mais Redondo n’a jamais renoncé. Et, pour faire taire les rumeurs, il a eu un geste incroyable, dans un milieu où l’argent est souvent le maître mot, en renonçant à son salaire de 250 000 euros par mois, en septembre 2001, tant qu’il ne serait pas en état d’honorer son contrat. Le vice-président de Milan, Adriano Galliani, touché « par ce geste inhabituel dans le milieu » s’est formellement engagé à le reprendre aux mêmes conditions. Aujourd’hui, radieux, il n’hésite pas a affirmer que « le plus important renfort de Milan, c’est Redondo ». À 33 ans, Fernando Carlos Huerta Redondo, originaire de Buenos Aires et formé à Argentinos Juniors, comme Diego Maradona, n’a pas changé d’un pouce. Arrivé en Espagne en 1991 à Tenerife, Redondo a ensuite tout gagné avec le Real qu’il a rejoint en 1995, devenant rapidement le chouchou du Bernabeu. Il faut dire qu’avec son élégance naturelle, son impeccable costume trois pièces, son visage de jeune premier, il avait le look taillé sur mesure pour le club madrilène dont il était un capitaine de route au même titre que Fernando Hierro et Raul. Ses démêlés avec l’intransigeant Daniel Passarela l’ont incité à renoncer à la sélection argentine, même s’il compte 24 capes, et à prendre la nationalité espagnole, à l’image de ses compatriotes Alfredo di Stefano et Jorge Valdano, pour se consacrer à son club. « On ne peut pas tout faire. À un moment il faut prendre ses responsabilités. L’essentiel c’est d’être en accord avec soi même », a-t-il toujours affirmé. Juste avant sa blessure, Redondo avait été élu meilleur joueur de la Ligue des champions en 2000 par l’UEFA. Ses prochaines retrouvailles avec la Dream Team du Real s’annoncent déjà comme un des grands moments de la saison.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans l’atmosphère festive entourant le jubilé de Zvonimir Boban, le 7 octobre dernier, les 40 minutes passées par Fernando Redondo sur la pelouse du stade de Zagreb dans les rangs de la sélection du monde sont presque passées inaperçues. Pourtant, le monde du football est en passe de récupérer un seigneur, un des joueurs les plus élégants de la planète foot, sur et en dehors du terrain, un gentleman qui a toujours dirigé sa vie et sa carrière sportive de main de maître. « Tout ce que je peux dire, c’est que je me sens prêt. Je suis en train de passer outre mon appréhension psychologique, inévitable après une blessure aussi sérieuse », précise Redondo sur le site Internet de son club. « Je dois encore suivre un traitement pendant un mois en Belgique et après je pourrais retrouver Milanello », le centre...