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La vie en bleu, contrastée, de William Gallas

Appelé jeudi pour la première fois en équipe de France de football, éliminé le soir même par les Norvégiens de Stavanger au 1er tour de la Coupe de l’UEFA, puis battu par Liverpool en championnat d’Angleterre dimanche, William Gallas, le défenseur des « Blues » de Chelsea, a vécu une semaine bien contrastée. Pris sous son aile par le « grand frère » Marcel Desailly, capitaine de Chelsea et des Bleus, qui l’avait recommandé à son entraîneur, Claudio Ranieri, le défenseur central (ex-Caen et Marseille) continue heureusement de marquer les esprits pour sa deuxième saison londonienne. « Il est grand (1,83 m), puissant, très rapide, polyvalent et peut jouer partout », jugeait Ranieri cette semaine, n’hésitant pas à le comparer tout simplement à... Desailly. « Il a tout pour devenir un très grand, et je ne suis pas surpris que Santini l’ait retenu », ajoutait le manageur italien qui voit en lui rien de moins que le successeur du capitaine de l’équipe de France. Ravi de sa première sélection, Gallas, 25 ans et sous contrat avec Chelsea jusqu’en 2006, n’a pourtant pas pu pleinement savourer. Comme si une malédiction planait sur le club du quartier chic du sud-ouest de Londres, pour la troisième fois en trois ans, Chelsea a été sorti dès l’entame de la Coupe de l’UEFA par un petit d’Europe, jeudi soir, quelques heures après l’annonce de la liste de Jacques Santini Homme du match Battus 4 à 2 par le Viking Stavanger (victoire 2-1 à l’aller à Stamford Bridge), les « Blues » ont revécu le cauchemar des deux dernières saisons quand ils avaient été éliminés au deuxième tour par les Israéliens d’Hapoël Tel-Aviv un an après une mésaventure similaire face aux Suisses de Saint-Gallen. Dimanche, à Anfield Road face aux « Reds », Gallas, qui s’est illustré au point d’être désigné « homme du match », n’a pourtant pas pu éviter une nouvelle défaite des siens en Premier League. Mais il se montrait philosophe dans la défaite : « Un match à Liverpool, c’est toujours difficile. Honnêtement, je crois qu’on a bien joué, mais on a perdu, c’est le football. » Le rassemblement de l’équipe de France, dès mardi à Clairefontaine, avant les matches qualificatifs pour l’Euro 2004 contre la Slovénie et à Malte, va néanmoins être l’occasion d’oublier ces deux revers pour le néophyte. D’autant qu’il pourra compter sur un parrain de luxe avec Marcel Desailly, avec qui il pourrait être associé en défense centrale. « On se connaît bien, on a nos repères, nos petites habitudes », a reconnu Gallas dans le quotidien L’Équipe hier, conscient que sa complicité avec celui qui va fêter sa 100e sélection est un atout de taille. Avec la retraite internationale de Frank Lebœuf et les difficultés actuelles de Philippe Christanval au FC Barcelone (1re div. espagnole), Gallas a en effet une chance unique à saisir pour se faire remarquer en bleu, même si le talentueux Auxerrois Philippe Mexès aspire lui aussi à se faire une place au soleil. Mais pour Gallas, fort d’une progressive et certaine montée en puissance, la confiance est de mise : « La pression sera grande, mais je saurai me libérer au bon moment. »
Appelé jeudi pour la première fois en équipe de France de football, éliminé le soir même par les Norvégiens de Stavanger au 1er tour de la Coupe de l’UEFA, puis battu par Liverpool en championnat d’Angleterre dimanche, William Gallas, le défenseur des « Blues » de Chelsea, a vécu une semaine bien contrastée. Pris sous son aile par le « grand frère » Marcel Desailly, capitaine de Chelsea et des Bleus, qui l’avait recommandé à son entraîneur, Claudio Ranieri, le défenseur central (ex-Caen et Marseille) continue heureusement de marquer les esprits pour sa deuxième saison londonienne. « Il est grand (1,83 m), puissant, très rapide, polyvalent et peut jouer partout », jugeait Ranieri cette semaine, n’hésitant pas à le comparer tout simplement à... Desailly. « Il a tout pour devenir un très grand, et je ne...