Sanaa confronté à la pollution du fuel au large de ses côtes
le 08 octobre 2002 à 00h00
Le Yémen se préparait lundi à lutter contre la pollution au large de ses côtes est, où se sont formées des nappes noires sur quelque 20 km2, après l’explosion suspecte à bord du pétrolier géant français, le Limburg, dont le flanc gauche est percé d’une brèche béante. La brèche est assez grande pour faire passer un homme, a constaté un journaliste. Le métal déchiré dans la coque du navire, qui était chargé de près de 400 000 barils de brut, semblait être tourné vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur. Du feu, visible de la brèche, brûlait encore à l’intérieur d’une cuve du navire, qu’un remorqueur tirait dans l’après-midi pour l’éloigner des côtes menacées de pollution, a ajouté le journaliste qui était conduit, avec d’autres correspondants, en visite guidée près du lieu du sinistre. Des nappes noires, s’étendant sur une vingtaine de km2 autour du lieu du sinistre, menaçaient d’avancer sur les côtes de la région d’al-Moukalla, dans le province de Hadramout (Sud-Est). « Nous n’avons aucune estimation du brut déversé en mer, et nous n’avons pas dans l’immédiat de moyens suffisants pour faire face » à la pollution, a déclaré un responsable de Hadramout, Mohammed Mouthanna, qui accompagnait les journalistes. Des experts yéménites, qui ont survolé dans la matinée en avion le secteur du sinistre, ont indiqué que « plusieurs nappes étaient visibles », sans pouvoir donner une évaluation de l’ampleur de la pollution maritime. Des équipes ont été dépêchées en milieu de journée dans des vedettes pour « une première évaluation » des dégâts provoqués par le brut se dégageant du pétrolier, a indiqué l’un de ces experts à al-Moukalla. Selon des sources pétrolières dans la région, le Limburg continuait lundi de dériver, sous l’effet des courants marins et du vent, vers les côtes d’al-Moukalla. « Depuis l’explosion, le pétrolier a dérivé de plusieurs kilomètres vers l’Ouest, en direction d’al-Moukalla », a déclaré l’un de ces experts. Les autorités yéménites, qui récusent la thèse d’un attentat à l’origine de l’explosion à bord du pétrolier, affirmaient lundi matin que l’incendie à bord du navire était circonscrit. « L’incendie du pétrolier a été maîtrisé dans la nuit de dimanche à lundi », a déclaré à la presse le gouverneur du Hadramout, Abdel Kader Hilal, sans donner plus de précision sur l’état du navire. Le gouvernement yéménite a formé une cellule de crise pour suivre la situation après l’explosion et pour lutter contre la pollution maritime.
Le Yémen se préparait lundi à lutter contre la pollution au large de ses côtes est, où se sont formées des nappes noires sur quelque 20 km2, après l’explosion suspecte à bord du pétrolier géant français, le Limburg, dont le flanc gauche est percé d’une brèche béante. La brèche est assez grande pour faire passer un homme, a constaté un journaliste. Le métal déchiré dans la coque du navire, qui était chargé de près de 400 000 barils de brut, semblait être tourné vers l’extérieur plutôt que vers l’intérieur. Du feu, visible de la brèche, brûlait encore à l’intérieur d’une cuve du navire, qu’un remorqueur tirait dans l’après-midi pour l’éloigner des côtes menacées de pollution, a ajouté le journaliste qui était conduit, avec d’autres correspondants, en visite guidée près du lieu du...
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