Un baiser déposé sur le front d’un jeune cinéaste iranien par une actrice célèbre a conduit le couple devant la justice et suscité l’ire des conservateurs iraniens. Aux termes des lois islamiques en vigueur en Iran depuis la révolution khomeyniste de 1979, les contacts physiques en public entre individus de sexes différents sans lien de parenté sont strictement prohibés. D’où la stupeur lorsque l’actrice iranienne Gohar Kheirandish a embrassé le front d’Ali Zamani et lui a serré la main en lui remettant vendredi dernier le prix de meilleur réalisateur en pleine cérémonie de remise de prix à Yazd, dans le centre du pays. « J’étais l’élève du mari décédé de Kheirandish, elle en a été émue et m’a embrassé sur le front. Elle m’a embrassé comme une mère embrasse son fils », explique le jeune cinéaste dans les colonnes du quotidien Etemad. Mais les autorités conservatrices présentes à la cérémonie ne l’ont pas jugé ainsi, et la justice locale a ordonné leur arrestation pour atteinte à la morale publique. Traduit en justice, Ali Zamani a été remis en liberté contre le versement d’une caution de 2 500 dollars. Selon la presse, Gohar Kheirandish devrait retourner, elle, à Yazd pour faire face aux accusations. Soupçonné d’avoir permis au couple de quitter la ville, un fonctionnaire du ministère de la Culture à Yazd a été également arrêté et remis en liberté contre une caution de 6 250 dollars. D’après l’agence de presse Irna, le représentant local de l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la révolution islamique, a organisé une manifestation pour dénoncer ce baiser. La presse proche des conservateurs s’est également déchaînée contre le cinéaste, âgé d’une vingtaine d’années, et l’actrice quinquagénaire en les accusant d’agir en « ennemis tentant de porter atteinte à l’islam ».
Un baiser déposé sur le front d’un jeune cinéaste iranien par une actrice célèbre a conduit le couple devant la justice et suscité l’ire des conservateurs iraniens. Aux termes des lois islamiques en vigueur en Iran depuis la révolution khomeyniste de 1979, les contacts physiques en public entre individus de sexes différents sans lien de parenté sont strictement prohibés. D’où la stupeur lorsque l’actrice iranienne Gohar Kheirandish a embrassé le front d’Ali Zamani et lui a serré la main en lui remettant vendredi dernier le prix de meilleur réalisateur en pleine cérémonie de remise de prix à Yazd, dans le centre du pays. « J’étais l’élève du mari décédé de Kheirandish, elle en a été émue et m’a embrassé sur le front. Elle m’a embrassé comme une mère embrasse son fils », explique le jeune...
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